Des questions…

… l’éducation numérique, oui, mais scolaire et encadré…

L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans pourrait bien outiller de nombreux parents gagnés par le découragement. Alors que le projet de loi du gouvernement passe, jeudi 8 janvier, devant le Conseil d’État, qui doit vérifier sa validité, un autre texte, porté par la députée Renaissance Laure Miller, rapporteure de la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok, sera débattu le 26 janvier. Il propose d’instaurer un « couvre-feu numérique » pour les 15-18 ans, entre 22 heures et 8 heures. Deux mesures susceptibles de soulager les mères, en première ligne dans cette guerre quotidienne contre l’hyperconnexion des ados, selon Virginie Sassoon, directrice adjointe du Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clemi) et coautrice de Faire la paix avec nos écrans.

Dans quelle mesure une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans pourrait-elle soulager les parents désemparés ?

Les parents sont fatigués des conflits liés aux écrans avec leurs enfants. Il est nécessaire d’établir de nouvelles normes sur l’usage des réseaux sociaux, même si des contournements existeront.

Entre interdiction et éducation…

L’interdiction ne peut pas être le cœur battant de notre stratégie vis-à-vis des réseaux sociaux. Elle doit s’accompagner d’une éducation aux médias. On ne peut pas instaurer la majorité numérique à 15 ans sans préparer les jeunes à cette majorité.

Les parents sont bien placés pour connaître les limites d’une interdiction pure et simple…

Se limiter à une stratégie de contrôle du temps d’écran génère rapidement des situations intenables. La relation qu’on entretient avec les enfants doit nous servir de boussole. N’ayons pas peur d’aller vers eux. Il faut s’intéresser à leurs usages pour différencier les contenus qui peuvent être émancipateurs, comme Hugo Décrypte, de ceux qui amplifient leur vulnérabilité et les plongent dans une immense détresse.

Les adultes doivent-ils, par ailleurs, donner l’exemple ?

On souligne l’impact de l’hyperconnexion des adultes sur leur relation avec leurs enfants, illustré par la chanson « où un enfant cherche l’attention de son père trop préoccupé par son téléphone ».


Courte synthèse d’un long article signé Marion Rousset que nous vous invitons, à vous procurer.
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