De mémoire de parlementaire, jamais un député de la majorité n’était allé aussi loin dans une opposition publique à Emmanuel Macron, ce qui illustre le malaise de plus en plus profond que le traité avec le Mercosur suscite au sein de La République En marche (LR-EM).

Faut-il « passer » par les réseaux sociaux, se dégager des médias audios et télévisuels habituels pour que certains partis politiques puissent faire entendre leur programme ? Si cela est avéré c’est bien une pure forme d’autocensure exercée par les chaînes privées et leurs patrons affidés au gouvernement, quant aux chaînes publiques, les informations sont dictées directement de l’Élysée. MC

L’élection d’E. Macron n’a pas suspendu les problèmes de migrations, juste, qu’ils ont été caché-supplanté par les campagnes électorales de la présidentielle et de nouveau occulté durant les législatives. Certes qu’ils sont toujours présents et toujours sans solution européenne.

En juin 1991, personne n’aurait prédit que l’Union soviétique n’en avait plus que pour six mois. Trois citoyens sur quatre venaient d’approuver en mars le projet d’une « Union réformée de républiques souveraines » proposé par Mikhaïl Gorbatchev.

Pour lutter contre la fraude, le fisc rejoue à l’infini la scène où le mari de La Dame de Shanghaï (1947) poursuit son épouse dans le palais des glaces imaginé par Orson Welles. A chaque fois qu’il pense l’abattre d’un coup de revolver, c’est un miroir du labyrinthe qui s’effondre ; les amants s’enfuient par une porte dérobée. Les limiers de l’affaire SwissLeaks n’échapperont probablement pas à ce scénario.

Déclenchée à la suite de la soustraction par l’informaticien Hervé Falciani de fichiers appartenant à la HSBC Private Bank (filiale suisse de l’établissement britannique), cette affaire apparaît toutefois inédite par son ampleur: pas moins de cent six mille comptes sur une période allant de 2005 à 2007, épluchés par cent cinquante-quatre journalistes de soixante médias issus de quarante-sept pays. Sur la bande-son, on entend les commentaires et recommandations des relationship managers, ces gestionnaires de fortune au service de la clientèle privée internationale.

Alors que se tient le sixième round de négociations sur le traité transatlantique entre Bruxelles et Washington, le commissaire européen au Commerce a été contraint hier (15 juillet 2014) de s’expliquer devant des eurodéputés, critiques quant à son contenu et à l’opacité des pourparlers.