Le Figaro. – Comment analysez-vous la crise actuelle entre les territoires et le gouvernement ?

François Baroin. – Au départ, il y avait une bonne intention, (…) … [d’]avoir une instance de dialogue, une conférence nationale des territoires.

Lors de l’audition des candidats à l’élection présidentielle organisée par l’Association des maires de France (AMF), le 22 mars, Emmanuel Macron a dévoilé son projet pour les collectivités territoriales. Si cet oral a permis aux édiles d’apprécier la solidité intellectuelle et le sérieux du candidat, la proposition d’exonérer de taxe d’habitation 80 % des habitants a, quant à elle, suscité hostilité et défiance. (…)

Tout devait être plus clair. Tout est plus confus. Les polémiques furieusement ridicules suscitées par le guide de la laïcité de l’Association des maires de France (AMF) montrent que des décennies de dérives ne se rattrapent pas avec de simples mises au point pédagogiques. Aussi justifiées soient-elles.

Malgré une dotation en récessions, la plupart des conseillers municipaux de France serrent les budgets et présentes peut d’augmentation du taux d’imposition municipale. Malgré tout il faut noter que bon nombres de compétences ont été retirés aux municipalités et placer sous la responsabilité des communautés de communes. Là, par conséquence, ayant plus de compétences à gérer, les taux d’impositions intercommunaux ont tendances à s’envoler. Attendons également les prochains budgets et taxes nécessaires des départements, votés par les nouveaux conseillers territoriaux. Il en sera de même pour la gestion des nouvelles régions, dont les budgets ne seront votés qu’après renouvellement et très certainement avec un changement de représentations politiques. Quelles seront alors les choix budgétaires et les impositions ?

L’article ci-dessous est donc avant tout destiné à masquer la réalité de l’inflation des taux d’impositions sans intégrer gestion et nécessité financières des différentes « strates » gérant l’économie de notre France. MC