A la rubrique « logement », le programme électoral de Louis Aliot pour les élections municipales à Perpignan promettait de frapper un grand coup : « Mettre en place un plan de lutte contre l’habitat indigne, et tolérance zéro pour les marchands de sommeil » !

Depuis quelques années, plutôt que de détruire complètement d’anciennes usines, casernes, etc., des architectes urbanistes militants, réinventent des espaces urbains où il fait bon vivre ensemble, tout en poursuivant un objectif de consommation raisonnée. Leurs démarches progressistes et exploratoires s’inscrivent dans un nouveau paradigme d’aménagement du territoire.

Selon les dernières statistiques officielles datant de 2016 (jamais en avance), les logements sociaux représentent près (ou seulement) 16 % du parc de logement occupé français. Des annonces retentissantes et sectorisées du gouvernement, sur le terrain, face à la réalité, faites un grand pas !

Aucun sondage ne les classera dans la colonne consacrée aux pauvres, puisqu’ils gagnent plus que le seuil « conventionnel de pauvreté », fixé à 1.100 euros par mois.

Sept personnes dont cinq enfants ont été grièvement blessées dans l’incendie d’un logement indigne dimanche dernier au soir. Sans la diligence et l’engagement des habitants, des policiers et des pompiers c’eut été bien pire tant ces habitations sont fragiles, inflammables, cachées derrière des enseignes commerciales, sans issue de secours puisqu’elles n’ont même pas d’entrée visible.

L’accès au logement pour toutes et tous est un droit constitutionnel. Pourtant, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’encadrement des loyers décidé par la municipalité. Au même moment, les indices de valeur de l’immobilier indiquent une envolée historique des prix partout en France.

Créer des logements très sociaux, passerelles ou tremplins, prévenir les expulsions, définir une politique locale du logement et de l’habitat, lutter contre la spéculation foncière, contre la précarité énergétique, contre la ghettoïsation… Comme l’illustrent ces initiatives d’associations, de bailleurs sociaux engagés, de collectivités territoriales ou de l’État, le mal logement n’est pas une fatalité.

Lundi 14 mars 2016 au soir, la sociologue Monique Pinçon-Charlot, coauteure avec son époux, Michel Pinçon, de plusieurs ouvrages sur la bourgeoisie (les Ghettos du gotha, Sociologie de la bourgeoisie, Voyage en grande bourgeoisie…), assistait à la réunion publique organisée à l’université Paris Dauphine, au sujet de la construction d’un centre d’hébergement d’urgence pour SDF dans le XVIe arrondissement, en lisière du bois de Boulogne.

A l’occasion de la nouvelle édition de son livre-enquête sur les logements insalubres, L’Inhabitable, Joy Sorman s’est rendue pour Les Inrocks dans le campement du boulevard Ney, à Paris, évacué le 3 février.

Un récit saisissant.

Une nouvelle fois le gouvernement envisage une baisse des APL. Ces mesures, qui font suite à de nombreux rapports sur le coût de ces aides pour le budget de l’ État et celui de la CAF, vont pénaliser gravement une partie de la population.

Le premier ministre Manuel Valls avait lancé un mot fort « apartheid » quelques jours après les sanglants attentats de Charlie hebdo et de la porte de Vincennes. Des politiques et des journalistes ont conjointement analysés la valeur de ce mot et ils conclurent que le moment n’était pas de crisper plus avant les questions de la laïcité et du communautarisme, mais bien de s’attaquer a une véritable politique de la ville depuis trop longtemps délaissée.

En juillet dernier, le gouvernement annonçait une hausse sensible des tarifs de l’électricité : en moyenne 0,90 € par mois… Que faire face à ces augmentations continuelles ? Une solution possible pour faire des économies d’électricité tiendrait dans de petits boîtiers.

« Charlie » n’est pas un bloc.

Il est vivant, donc conflictuel. Le journaliste Philippe Lançon, rescapé de la tragédie du 7 janvier, a relaté cette incroyable engueulade en conférence de rédaction entre le dessinateur Tignous et … (A suivre)

Il faut aider les ménages à payer leurs factures

Tarifs sociaux, trêve hivernale pour les coupures de gaz et d’électricité… Avec l’aide des chercheurs et des associations, la population et les pouvoirs publics commencent à prendre véritablement conscience de l’ampleur de la précarité énergétique.

Le 28 août, Manuel Valls a fait voler en éclats la loi Alur de Cécile Duflot. Il anéantit quasiment l’encadrement des loyers, qui était la mesure phare du texte, et annonce des dispositifs favorisant la construction et l’investissement, qui devraient surtout bénéficier aux foyers les plus aisés.

Une loi sur la « politique de la ville » devait permettre le « mieux vivre ensemble »: ratée.

 

Dans le nouveau découpage de la politique de la ville, annoncé par le gouvernement, il n’y aura plus que 700 communes, au lieu de 900, et 1300 quartiers, au lieu de 2500, éligibles aux aides à partir de janvier 2015.

Pour Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, la politique de la ville qui accompagne la « compétitivité des territoires » ne s’attaque pas aux causes des inégalités.

Le collectif des associations unies a installé lundi une trentaine de tentes le long du canal Saint-Martin à Paris pour défendre les mal-logés et sensibiliser sur ce problème, la ministre du Logement Sylvia Pinel. Une rencontre décevante selon le porte-parole du collectif et directeur adjoint de la fondation Abbé Pierre, Christophe Robert.

Jusqu’à présent les personnes ayant installé du photovoltaïque étaient obligées – dans le cadre du service public et de la commercialisation de l’énergie – de vendre leur production électrique à EDF. Si demain l’énergie produite par les panneaux installés dans les habitations individuelles alimentaient directement celle-ci, d’une part cela ferait un manque à gagner pour EDF et les revendeurs d’énergie, mais d’autre part, inciteraient de nombreux propriétaires à installer de tels panneaux photovoltaïques ayant pour conséquence un développement du marché, tant à la production qu’à la pose, devenant ainsi producteurs d’emplois à divers niveaux.

Gageons toutefois que les diminutions d’impôts liées auparavant avec ce type d’installation, ne seront pas possible dans cette configuration ce qui n’incitera pas autant que prévisible, les possibles « clients » au regard de cette annonce devant le montant d’une telle installation photovoltaïque

Reste qu’une nouvelle fois les seules personnes qui bénéficieront de tels aménagements seront ceux possédant une habitation individuelle et ayant les moyens d’investir. Dans quelle mesure et avec quelle incitation les revenus les plus modestes pourront y avoir accès. MC

Loyers inabordables, appartements indignes, pénurie de l’habitat… Autant de maux privant les plus fragiles d’un domicile décent et qui exigent une volonté politique ferme, celle de garantir à tous le droit d’avoir un toit.

Le CA de la CNAF émet un avis favorable.

 

Mieux que rien certes, mais au regard de l’inflation sur l’immobilier et les Baux locatifs, en l’absence d’un programme  (pourtant absolument nécessaire) de construction de logements sociaux à bas montant de location, ce coup de pouce à  » l’aide au logement « , ne peut être considéré que comme « un pis aller ». MC.

 

Pour cela la Ministre du logement C. Duflot, « a la solution : céder gratuitement les terrains que l’état possède encore ». Rien que ça !

  1.   C’est terrains appartiennent à l’état donc à chaque contribuable.
  2.  pour construire des logements sociaux manquants dans de nombreuses villes : oui
  3.  pour autant pas question de « donner » le droit de construire à d’autres entreprises que les Offices publiques des HLM organisme municipal, départemental ou national.
  4.  Non à l’exploitation de logements locatifs par des entreprises privées.

MC