En reconnaissant, le 23 mars 2021, que la France avait « une dette envers la Libye et les Libyens », Emmanuel Macron a joué un coup de bonneteau.

Cette déclaration en forme de repentance (son ami Nicolas Sarkozy a dû adorer), qui accompagnait l’annonce de la ré­ouverture de l’ambassade de France à Tripoli, fait allusion au rôle majeur de Paria dans l’intervention anti-Kadhafi de 2011, qui avait plongé la Libye dans un chaos abyssal.

Depuis le putsch, les opposants à la junte birmane demande le retrait de l’entreprise pétrolière et gazière, Total, dont l’activité alimente indirectement les caisses de l’armée. Aujourd’hui, selon Justice for Myanmar, l’entreprise serait même la principale source de revenus de la junte.

Macron, qui ne cesse de vanter les mérites des 5 100 militaires engagés au Sahel, n’évoque jamais l’importance décisive des opérations menées par certains d’entre eux depuis le ciel. Cette discrétion s’explique. Il s’agit là d’une conception du combat qui permet de limiter les pertes du contingent français, mais n’autorise pas un président à en tirer gloire, quand on compare les forces en présence.

Selon un diplomate : « Macron est d’autant plus gêner aux entournures que la base française d’Abidjan a une importance vitale pour la logistique de l’opération Barkhane au Sahel. Bref Macron est ficelé »

… Voilà comment s’incruste une dictature en Côte d’Ivoire, sous l’œil bienveillant de la France …

Avec l’entrée en fonction de Joe Biden en janvier 2021, la politique étrangère des États-Unis est susceptible de connaître des réajustements, sur la forme en particulier, en répondant à la volonté du 46e président de renforcer l’influence de Washington sur la scène internationale.

La 5G amène sur le terrain géopolitique avec, en toile de fond, l’affrontement toujours plus âpre entre les États-Unis et la Chine.

Les relations entre la France et la Turquie traversent, une nouvelle fois, une phase délicate. Si les crises, par le passé innombrables, ont toujours été suivies d’embellies, il est néanmoins loisible de constater, au fil des années, que l’accumulation des différends induit une dégradation tendancielle, dont la crise actuelle témoigne amplement. L’on peut craindre, dans ce contexte, qu’un ressort ait été cassé dans la relation entre Paris et Ankara qu’il sera long et difficile de réparer.

Pour Donald Trump, il s’agit avant tout de collecter le maximum de voix des électeurs juifs américains alors qu’il serait en mauvaise posture pour sa réélection ; pour le reste qu’importe, pour lui si les palestiniens sont spoliés … et puis un coup de brosse à reluire pour les Émirats arabes unis acheteur potentiel de diverses productions américaines … MC

Le conflit libyen met en lumière les fragilités d’organisations internationales comme l’OTAN et l’ONU qui ne semblent avoir de prises sur les évènements, tandis que la récente altercation entre des navires français et turcs en Méditerranée fait surgir à nouveau les tensions entre Ankara et Paris, opposées sur la résolution de cette guerre et dont les intérêts divergent. Le point de vue sur la situation par Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS. Source

De façon assez surprenante, le Quai d’Orsay a salué le plan de paix sur le conflit israélo-palestinien du président Trump, qui vient pourtant enterrer la solution des deux États défendue par la France. Cette même France qui est pour beaucoup dans son émergence.

Une fois de plus, la Papouasie s’est enflammée. Pour son second mandat, le président indonésien Joko Widodo s’est allié aux militaires et aux conservateurs islamistes, adeptes de la méthode forte et de l’ordre moral. Victimes de multiples exactions, les Papous réclament toujours le référendum d’autodétermination dont ils ont été spoliés, en 1969, par la dictature.

De quel bois se chauffe Jair Bolsonaro ? Du bois «Brésil», du bois d’Amazonie, qui partent en fumée depuis quelques semaines ? Vérité apparente, répondant à une question semble-t-il allant de soi ? Vérité «Inspirante», en dépit des fumées, pour beaucoup. Qui éructent aussitôt une bordée de mises en garde. Adressées à Jair Bolsonaro, président du Brésil depuis le 1er janvier 2019, au nom de valeurs environnementales universelles.

Au cours des six derniers mois, les accords qu’ont conclus le Pakistan et l’Arabie saoudite d’un côté, l’Inde et l’Iran de l’autre, donnent à penser que deux axes bilatéraux sont en train de se constituer dans cette région d’Asie. [La géopolitique est un sport que mènent certains gouvernants et financiers influents mondiaux sur bien d’autres économies d’États. MC] […]