Le meurtre d’un nourrisson palestinien, brûlé vif vendredi lors d’une attaque de colons, a été condamné largement en Israël. 
Mais seule une partie de l’opposition met clairement en cause la politique de colonisation menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Que va faire le gouvernement après l’adoption de la résolution en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien ?

La question reste en suspens après un débat à l’Assemblée marqué par deux interventions de grande qualité, celles du député Front de gauche François Asensi et de l’UMP Axel Poniatowski, lequel s’est nettement démarqué de la plupart de ses amis politiques.

Après un utile débat à l’Assemblée nationale, la position du gouvernement quant à une reconnaissance de l’État palestinien reste embarrassée et confuse.

Bientôt deux semaines de guerre menée contre la bande de Gaza et la perspective d’un cessez-le-feu n’est toujours pas en vue. Les manœuvres dilatoires menées sous l’égide de l’Égypte, la semaine dernière, visant à imposer un cessez-le-feu sans qu’aucune garantie ne soit donnée aux Palestiniens, n’auront servi qu’à Israël. Tel-Aviv, qui massacre toujours plus chaque jour, a ainsi pu inverser les rôles, se présentant en partisan de la paix et accusant la résistance palestinienne de ne chercher que le combat. Il est vrai que Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés occidentaux, particulièrement la France et les États-Unis.

Le langage diplomatique est pourtant assez riche en litotes et autres circonlocutions pour qu’un homme politique d’expérience ne trébuche pas sur un dossier aussi ancien – hélas – que le conflit israélo-palestinien. Trébucher, c’est pourtant ce qui est arrivé, le 9 juillet, à François Hollande.

« Ici, dans la bande de Gaza, vivre c’est mourir ! » Voilà le témoignage cru d’un habitant de Abassane, un village situé près de Khan Younès, dans la bande de Gaza. Joint par téléphone, Zoher parle des raids incessants de l’aviation israélienne. Il dit cette femme et cet enfant fauchés à quelques rues de chez lui. Il ne s’en étonne plus tant il sait qu’Israël « ne cessera jamais de vouloir tuer les Palestiniens », comme il le clame.