Avraham B. Yehoshua est Né en 1936 à Jérusalem, il est l’un des chefs de file de la littérature israélienne contemporaine. Très engagé en faveur du processus de paix israélo-palestinien, il a participé à l’initiative de Genève. Son dernier roman, « le Tunnel » (Grasset), aborde entre autres, la fiction des questions politiques.

Voilà ou mène tout aveuglement partisan. L’extrémisme propagandiste existe dans tout: religions, médias, orientations politiques, positionnements sociaux, personnalités  en vus et de diverses disciplines y compris la philosophie, etc. Selon celle-celui qui la prononcé-e, c’est l’esprit, la pensée qu’il faut suivre ou qu’il faut combattre.

(…) … au terme d’une plongée dans son Esprit du judaïsme, une question s’impose : pourquoi BHL a-t-il besoin de tant de détours pour nous amener à une conclusion aussi prévisible ?

Dans un éditorial publié le 14 août dans le quotidien Libération, dont il est le directeur de la rédaction, « BDS, dessous d’un boycott », Laurent Joffrin attaque la fausse modération, selon lui, de la campagne internationale Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) menée contre Israël :

Ne nous y trompons pas. Les récentes « fuites » sur d’éventuelles sanctions contre Israël — organisées par Israël lui-même à travers les États membres de l’Union européenne qui le soutiennent inconditionnellement — ne sont que de la poudre aux yeux. Il s’ agit d’un simple projet que les pays membres n’ ont pas vraiment discuté et qui n’ a, dans le contexte actuel, aucune chance d’être appliqué. Quant à la reconnaissance de l’ État de Palestine, elle perd beaucoup de sa signification si elle ne s’accompagne pas de mesures coercitives contre la partie qui refuse la paix depuis longtemps, le gouvernement israélien.

Ne nous y trompons pas. Les récentes « fuites » sur d’éventuelles sanctions contre Israël – organisées par Israël lui-même à travers les États membres de l’Union européenne qui le soutiennent inconditionnellement – ne sont que de la poudre aux yeux. Il s’agit d’un simple projet que les pays membres n’ont pas vraiment discuté et qui n’a, dans le contexte actuel, aucune chance d’être appliqué. Quant à la reconnaissance de l’État de Palestine, elle perd beaucoup de sa signification si elle ne s’accompagne pas de mesures coercitives contre la partie qui refuse la paix depuis longtemps, le gouvernement israélien.

Militant anticolonial israélien, Michel Warschawski lance ici un cri d’alarme sur l’évolution d’une société violente et raciste. Capable d’agresser physiquement les défenseurs des droits humains.

Sur le site du Centre d’information alternative (Alternativenews.org), j’écrivais récemment : « Gaza se relèvera de ses cendres, mais Israël retrouvera-t-il jamais un minimum de normalité ? » Car, en fait, nous sommes confrontés à deux conflits.

La folie meurtrière d’un djihadiste dingue assassinant en live le malheureux journaliste américain James Foley, habillé symboliquement dans le même uniforme orange que les prisonniers de Guantanamo ? Ou celle des drones US, des bombardiers israéliens massacrant aux quatre coins du monde des civils à la pelle à grands coups de « tirs ciblés » au nom de la « Démocratie » et du « Bien » ?

A la faveur d’une trêve de neuf jours dans la bande de Gaza, les organisations des droits de l’homme palestiniennes ont entamé un difficile travail d’enquête sur une guerre qui a déjà fait plus de 2.000 victimes. En attendant que les ONG internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, obtiennent l’autorisation de se rendre à Gaza, qu’elles réclament à Israël depuis le 8 juillet, elles sont seules sur le terrain.

Un message de B’tselem (ONG israélienne de défense des droits de l’homme dans les Territoires occupés), présentant la liste nominative des enfants palestiniens tués à Gaza, a été interdit. Ha’Aretz s’interroge sur l’indifférence et le manque d’empathie de la société israélienne.

Satané « équilibre » médiatique,  ultra déséquilibré sur le terrain !

L’expédition punitive de l’armée israélienne à Gaza a réactivé l’une des aspirations les plus spontanées du journalisme moderne : le droit à la paresse.

En termes plus professionnels, on appelle cela l’« équilibre ». La chaîne de télévision américaine d’extrême droite Fox News se qualifie ainsi, non sans humour, de « juste et équilibrée » (fair and balanced).

Dans le cas du conflit au Proche-Orient, où les torts ne sont pas également partagés, l’« équilibre » revient à oublier qui est la puissance occupante. Mais, pour la plupart des journalistes occidentaux, c’est aussi un moyen de se protéger du fanatisme des destinataires d’une information dérangeante en faisant de celle-ci un point de vue aussitôt contesté. Outre qu’on n’observe pas ce même biais dans d’autres crises internationales, celle de l’Ukraine par exemple, le véritable équilibre souffre pour deux raisons.

Bientôt deux semaines de guerre menée contre la bande de Gaza et la perspective d’un cessez-le-feu n’est toujours pas en vue. Les manœuvres dilatoires menées sous l’égide de l’Égypte, la semaine dernière, visant à imposer un cessez-le-feu sans qu’aucune garantie ne soit donnée aux Palestiniens, n’auront servi qu’à Israël. Tel-Aviv, qui massacre toujours plus chaque jour, a ainsi pu inverser les rôles, se présentant en partisan de la paix et accusant la résistance palestinienne de ne chercher que le combat. Il est vrai que Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés occidentaux, particulièrement la France et les États-Unis.

Le langage diplomatique est pourtant assez riche en litotes et autres circonlocutions pour qu’un homme politique d’expérience ne trébuche pas sur un dossier aussi ancien – hélas – que le conflit israélo-palestinien. Trébucher, c’est pourtant ce qui est arrivé, le 9 juillet, à François Hollande.

Le blocus, qu’ est-ce que c’ est ?

Christophe Oberlin, qui se rend fréquemment à Gaza, décrit ici le sort des habitants asphyxiés depuis sept ans par Israël. C’était avant les bombes.

« Le problème de fond, celui qu’il faut résoudre, c’est celui du blocus. Il faut lever le siège. Tout accord sur l’arrêt des violences qui ne comporterait pas l’ouverture des frontières est voué à l’échec. » C’est l’un des messages que m’adresse mon ami Bassem Naïm  (1), le samedi 12 juillet, alors que les bombardements font rage. Le blocus que connaît Gaza depuis les élections remportées par le Hamas en 2006 exerce ses effets délétères sur trois plans, mais avec une perception occidentale qui n’est pas toujours exacte.

Que chaque spectateur (téléspectateur) des parades militaires du 14 juillet pense qu’une armée n’est pas là que pour faire le défilé  … MC

Gaza sous les bombes

La rue n’en finit plus de porter ses cercueils. Depuis la mort des trois jeunescolons israéliens, les bombes pleuvent sans distinction sur Gaza : « Quelle horreur! écrit Ziad Medoukh, responsable du département de français à l’université Al Aqsa, dans l’un de ses billets quotidiens. « Les raids ont touché plusieurs maisons, écoles, usines, centres, bâtiments, et terrains agricoles dans toutes les Villes de la bande de Gaza.

La démonstration la plus significative de « la confiscation » par l’État Israël des ressources en eau à son seul profit, comme arme de guerre contre les palestiniens qui en sont privés par désaccord internationaux inégalitaires. Dans cet esprit l’eau est bien une arme de guerre.

Loin de nous l’idée de condamner la population israélienne dans son ensemble, mais bien de dénoncer le comportement guerrier des dirigeants de l’État israélien, qui ne respecte en rien les accords internationaux, sans pour autant subir aucune pression internationale.  MC

Quel avenir pour une Palestine « État observateur » au sein des Nations unies ?

La Palestine accède au statut d’Etat observateur non membre à l’ONU. S’agissait-il d’un vote historique pour la Palestine ?

Il s’agit en effet d’un vote historique et il a été considéré comme tel, tant au sein de l’ONU que par les Palestiniens.