A l’extrémité nord de la ville, derrière les tourelles de garde et les barbelés israéliens, derrière les voitures qui s’agglutinent au point de passage vers les territoires palestiniens de Kalandia, on aperçoit une zone industrielle en déshérence, une usine de séparation des déchets et un aéroport abandonné…

Partielle ou marginale, parfois tout simplement inexistante, la couverture de la venue à Paris de Benjamin Netanyahou le 5 juin fut surtout étrangement sélective dans les journaux télévisés de France 2 et de France 3, comme dans les bulletins d’information de France Inter [1] le jour même. Quand elle ne fut pas, dans certains cas, biaisée par des partis-pris flagrants.

Le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), lancé en 2005 par des ONG palestiniennes pour obliger le gouvernement israélien à respecter le droit international et les résolutions des Nations unies, a fait tache d’huile à travers le monde. Israël cherche à criminaliser cette campagne, dont les militants réclament, entre autres, une suspension de l’accord d’association qui lie l’Union européenne à Tel-Aviv.

Boucle d’or de la Cisjordanie occupée, Ahed Tamimi est, à 16 ans, l’icône de la résistance palestinienne. La petite fille timide de Nabi Saleh, un village près de Ramallah, s’est muée à l’adolescence en héroïne.Témoin et victime de la cruauté d’Israël – 3 proches parents ont été tués et ses parents arrêtés à plusieurs reprises -,  elle s’est dressée très tôt contre les soldats de l’armée d’occupation.

[Il est fait grand cas – à juste titre- de] la décision désastreuse de Trump de reconnaître la ville sainte comme capitale d’Israël, [pourtant cette décision] ne doit pas faire oublier le soutien indéfectible de Washington à Tel Aviv, et les renoncements coupables des Etats-Unis dans le dossier israélo-palestinien ces dix dernières années.

Dans un éditorial publié le 14 août dans le quotidien Libération, dont il est le directeur de la rédaction, « BDS, dessous d’un boycott », Laurent Joffrin attaque la fausse modération, selon lui, de la campagne internationale Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) menée contre Israël :

Ne nous y trompons pas. Les récentes « fuites » sur d’éventuelles sanctions contre Israël — organisées par Israël lui-même à travers les États membres de l’Union européenne qui le soutiennent inconditionnellement — ne sont que de la poudre aux yeux. Il s’ agit d’un simple projet que les pays membres n’ ont pas vraiment discuté et qui n’ a, dans le contexte actuel, aucune chance d’être appliqué. Quant à la reconnaissance de l’ État de Palestine, elle perd beaucoup de sa signification si elle ne s’accompagne pas de mesures coercitives contre la partie qui refuse la paix depuis longtemps, le gouvernement israélien.

Ne nous y trompons pas. Les récentes « fuites » sur d’éventuelles sanctions contre Israël – organisées par Israël lui-même à travers les États membres de l’Union européenne qui le soutiennent inconditionnellement – ne sont que de la poudre aux yeux. Il s’agit d’un simple projet que les pays membres n’ont pas vraiment discuté et qui n’a, dans le contexte actuel, aucune chance d’être appliqué. Quant à la reconnaissance de l’État de Palestine, elle perd beaucoup de sa signification si elle ne s’accompagne pas de mesures coercitives contre la partie qui refuse la paix depuis longtemps, le gouvernement israélien.

Satané « équilibre » médiatique,  ultra déséquilibré sur le terrain !

L’expédition punitive de l’armée israélienne à Gaza a réactivé l’une des aspirations les plus spontanées du journalisme moderne : le droit à la paresse.

En termes plus professionnels, on appelle cela l’« équilibre ». La chaîne de télévision américaine d’extrême droite Fox News se qualifie ainsi, non sans humour, de « juste et équilibrée » (fair and balanced).

Dans le cas du conflit au Proche-Orient, où les torts ne sont pas également partagés, l’« équilibre » revient à oublier qui est la puissance occupante. Mais, pour la plupart des journalistes occidentaux, c’est aussi un moyen de se protéger du fanatisme des destinataires d’une information dérangeante en faisant de celle-ci un point de vue aussitôt contesté. Outre qu’on n’observe pas ce même biais dans d’autres crises internationales, celle de l’Ukraine par exemple, le véritable équilibre souffre pour deux raisons.

Cela se passait place de la Liberté, et la musique jouait. La Marseillaise et God Save the Queen montaient dans le ciel de Benghazi. Cela sentait bon l’air marin et la victoire. Contre nous de la tyrannie de Kadhafi… Ce 15 septembre 2011, Nicolas Sarkozy et David Cameron célébraient la réussite de leur intervention militaire.

Que chaque spectateur (téléspectateur) des parades militaires du 14 juillet pense qu’une armée n’est pas là que pour faire le défilé  … MC

Gaza sous les bombes

La rue n’en finit plus de porter ses cercueils. Depuis la mort des trois jeunescolons israéliens, les bombes pleuvent sans distinction sur Gaza : « Quelle horreur! écrit Ziad Medoukh, responsable du département de français à l’université Al Aqsa, dans l’un de ses billets quotidiens. « Les raids ont touché plusieurs maisons, écoles, usines, centres, bâtiments, et terrains agricoles dans toutes les Villes de la bande de Gaza.

La démonstration la plus significative de « la confiscation » par l’État Israël des ressources en eau à son seul profit, comme arme de guerre contre les palestiniens qui en sont privés par désaccord internationaux inégalitaires. Dans cet esprit l’eau est bien une arme de guerre.

Loin de nous l’idée de condamner la population israélienne dans son ensemble, mais bien de dénoncer le comportement guerrier des dirigeants de l’État israélien, qui ne respecte en rien les accords internationaux, sans pour autant subir aucune pression internationale.  MC

Quel avenir pour une Palestine « État observateur » au sein des Nations unies ?

La Palestine accède au statut d’Etat observateur non membre à l’ONU. S’agissait-il d’un vote historique pour la Palestine ?

Il s’agit en effet d’un vote historique et il a été considéré comme tel, tant au sein de l’ONU que par les Palestiniens.

Chacun s’interroge : que puis-je faire pour arrêter Israël ?

S’armer. Des bons arguments… Et ce même si une « trêve » dans ce conflit inégalitaire est annoncée.

L’injustice, la dépendance, la colonisation, l’expulsion de leurs terres, dont est victimes la population palestinienne, mérite que l’on dénonce les actes disproportionnés de l’état israélien soutenu par une partie de son peuple et par une partie d’états, en mal de stratégie géopolitique. MC

« Ici, dans la bande de Gaza, vivre c’est mourir ! » Voilà le témoignage cru d’un habitant de Abassane, un village situé près de Khan Younès, dans la bande de Gaza. Joint par téléphone, Zoher parle des raids incessants de l’aviation israélienne. Il dit cette femme et cet enfant fauchés à quelques rues de chez lui. Il ne s’en étonne plus tant il sait qu’Israël « ne cessera jamais de vouloir tuer les Palestiniens », comme il le clame.