Avraham B. Yehoshua est Né en 1936 à Jérusalem, il est l’un des chefs de file de la littérature israélienne contemporaine. Très engagé en faveur du processus de paix israélo-palestinien, il a participé à l’initiative de Genève. Son dernier roman, « le Tunnel » (Grasset), aborde entre autres, la fiction des questions politiques.

Ne faut-il pas s’étonner d’entendre ou lire que telle religion doit bannir ses extrémistes ? Bien sûr ces religions ne parlent pas de la leur mais des autres … là ou il y a des extrémistes : islamistes, judaïsmes, églises anglicanes, luthériennes, évangélistes, églises reformées, indouismes, mormons, témoins de Jéhovah, etc. Il en est de même de certaines sectes, partis politiques… d’ailleurs si je vous parlais de mon voisin …

Les voiles de fer et de feu sont gonflées à bloc depuis la décision de Donald Trump de jeter à la poubelle l’accord sur le contrôle des armes nucléaires le plus efficace de l’histoire moderne.

Le retour des Dr Folamour

Le président américain a décidé le 8 mai de rompre l’accord sur le nucléaire iranien, qui cherche à brider les ambitions nucléaires de la République islamique, mais contre lequel ferraille Donald Trump depuis plusieurs années, assisté de son compère israélien Benyamin Netanyahou. Et tant pis si, à quelques jours d’un sommet avec le Nord-Coréen Kim Jong-un, un désengagement des États-Unis devait plutôt apparaître comme un « mauvais signal »…

Un projet de loi approuvé par M. Benyamin Netanyahou entend imposer de nouvelles exigences de transparence aux associations israéliennes. Ce texte qui vise à pénaliser les organisations opposées à la politique du gouvernement s’inscrit dans le climat délétère d’une chasse aux sorcières orchestrée par les partis favorables à la colonisation.

Coup double pour le président russe, qui vient de faire irruption sur le champ de bataille syrien. M. Vladimir Poutine a fait savoir qu’il avait reçu au Kremlin le président Bachar Al-Assad ; dans la foulée, il a organisé une réunion quadripartite (Etats-Unis, Russie, Arabie saoudite, Turquie) sur le « processus politique » censé succéder aux frappes militaires. Une fois de plus, la France semble hors jeu.

Le meurtre d’un nourrisson palestinien, brûlé vif vendredi lors d’une attaque de colons, a été condamné largement en Israël. 
Mais seule une partie de l’opposition met clairement en cause la politique de colonisation menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Qu’avez-vous pensé de la solidarité politique autour de François Hollande le 11 janvier?

Une interview de Clémentine Autain – La liberté d’expression défendue par Ali Bongo, Viktor Orbàn ou Benyamin Netanyahou, c’est indécent. Et l’union sacrée est un mirage. L’Assemblée a voté dans la foulée la poursuite de la guerre en Irak. Or les Américains ont enchaîné les guerres et Al-Qaeda comme Daech ne cessent de progresser.

Un message de B’tselem (ONG israélienne de défense des droits de l’homme dans les Territoires occupés), présentant la liste nominative des enfants palestiniens tués à Gaza, a été interdit. Ha’Aretz s’interroge sur l’indifférence et le manque d’empathie de la société israélienne.

Bientôt deux semaines de guerre menée contre la bande de Gaza et la perspective d’un cessez-le-feu n’est toujours pas en vue. Les manœuvres dilatoires menées sous l’égide de l’Égypte, la semaine dernière, visant à imposer un cessez-le-feu sans qu’aucune garantie ne soit donnée aux Palestiniens, n’auront servi qu’à Israël. Tel-Aviv, qui massacre toujours plus chaque jour, a ainsi pu inverser les rôles, se présentant en partisan de la paix et accusant la résistance palestinienne de ne chercher que le combat. Il est vrai que Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés occidentaux, particulièrement la France et les États-Unis.

Le langage diplomatique est pourtant assez riche en litotes et autres circonlocutions pour qu’un homme politique d’expérience ne trébuche pas sur un dossier aussi ancien – hélas – que le conflit israélo-palestinien. Trébucher, c’est pourtant ce qui est arrivé, le 9 juillet, à François Hollande.