Bientôt deux semaines de guerre menée contre la bande de Gaza et la perspective d’un cessez-le-feu n’est toujours pas en vue. Les manœuvres dilatoires menées sous l’égide de l’Égypte, la semaine dernière, visant à imposer un cessez-le-feu sans qu’aucune garantie ne soit donnée aux Palestiniens, n’auront servi qu’à Israël. Tel-Aviv, qui massacre toujours plus chaque jour, a ainsi pu inverser les rôles, se présentant en partisan de la paix et accusant la résistance palestinienne de ne chercher que le combat. Il est vrai que Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés occidentaux, particulièrement la France et les États-Unis. Lire la suite
Mahmoud Abbas
HOLLANDE DANS SES BASSES OEUVRES…
Le langage diplomatique est pourtant assez riche en litotes et autres circonlocutions pour qu’un homme politique d’expérience ne trébuche pas sur un dossier aussi ancien – hélas – que le conflit israélo-palestinien. Trébucher, c’est pourtant ce qui est arrivé, le 9 juillet, à François Hollande.
Vers un affrontement généralisé au Moyen-Orient ?
« Ici, dans la bande de Gaza, vivre c’est mourir ! » Voilà le témoignage cru d’un habitant de Abassane, un village situé près de Khan Younès, dans la bande de Gaza. Joint par téléphone, Zoher parle des raids incessants de l’aviation israélienne. Il dit cette femme et cet enfant fauchés à quelques rues de chez lui. Il ne s’en étonne plus tant il sait qu’Israël « ne cessera jamais de vouloir tuer les Palestiniens », comme il le clame.