En décidant d’intervenir militairement en Syrie, en septembre 2015, Moscou a sauvé le régime de M. Bachar Al-Assad et lui a permis de récupérer la plus grande partie du territoire perdu. Le Kremlin cherche désormais à imposer sa vision d’un règlement politique, tout en gardant un point d’équilibre dans ses relations avec tous les acteurs impliqués sur le terrain : Occidentaux, Turcs, Israéliens, Saoudiens, sans oublier les Iraniens.

Vendredi 13 avril, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, contre des sites stratégiques du régime. L’offensive occidentale a été perçue comme une agression par les alliés de Bachar al-Assad, entraînant dans ce jeu de puissances, une plus grande affirmation de deux blocs, et augmentant les tensions. Ces bombardements marquent-ils une nouvelle étape dans le conflit syrien ? Pour nous éclairer, l’analyse de Karim Pakzad, chercheur à l’IRIS.

… Le Liban et Hariri, autant essayer de comprendre !

Le Liban, au cœur de la confrontation entre l’Arabie saoudite et l’Iran

Le Liban est sous le choc et appelle au retour de Saad Hariri, son Premier ministre démissionnaire, dont la majeure partie de la population et de la classe politique pense qu’il est retenu contre son gré en Arabie saoudite.

Note cet article a été publié le 14 nov. 2017, des évènements se sont déroulés depuis notamment la visite de Saad Hariri à Paris …. MC

Il faut louer le travail des journalistes d’investigation dans cette région du globe, tant est complexe l’entrelacs des conflits actuels. À entendre l’ensemble des médias français schématisant selon un cadre (certainement fortement orientée par …) déterminée par le ministère des affaires étrangères français couvrant divers intérêts, il y aurait d’un côté des bons, de l’autre des méchants. Ceci variant selon l’arbitraire et l’orientation du narrateur.

La réalité du terrain est tout autre et Sont bien imprudent celles, ceux analysant et formulant une vérité sur cet imbroglio où d’autres optent pour un pyrrhonisme de circonstance … à moins que ce ne soit par intérêt.  MC

 

Bertrand Badie estime que les mesures prises par la France pour contrer Daesh relèvent d’une vision datée de la guerre. Il préconise de penser les conflits en termes régionaux et de prendre en compte les inégalités de développement.

Oui que faut-il comprendre dans la situation actuelle ou des concepts forts sont lâchés « guerre », « état d’urgence », « alerte niveau maximum », « déploiement des services de sécurité », etc. oui que faut-il comprendre qui ne sera pas dit par les médias avides de buzz et de rentrées financières commerciales juteuses, peut-être que cet extrait d’article aidera a poser des questions utiles … MC

Coup double pour le président russe, qui vient de faire irruption sur le champ de bataille syrien. M. Vladimir Poutine a fait savoir qu’il avait reçu au Kremlin le président Bachar Al-Assad ; dans la foulée, il a organisé une réunion quadripartite (Etats-Unis, Russie, Arabie saoudite, Turquie) sur le « processus politique » censé succéder aux frappes militaires. Une fois de plus, la France semble hors jeu.

Bilal al-Nassan, réfugié syrien, demande l’asile depuis plus d’un an et a vécu six mois avec sa famille sous une tente porte de Saint-Ouen. Nous l’avons suivi pendant un mois entre Paris et la Seine-Saint-Denis.

Qui accueille vraiment les réfugiés ?

Les gouvernements occidentaux font semblant de découvrir l’ampleur du chaos syrien avec l’afflux de réfugiés des dernières semaines. Mais seule une infime minorité des onze millions de Syriens fuyant la guerre civile arrive à atteindre l’Europe au terme d’un voyage périlleux. Pour l’essentiel, ils trouvent refuge dans une autre région de leur pays, en Turquie, au Liban et en Jordanie, où cette présence massive perturbe les équilibres socio-économiques et politiques.

Il n’y aurait pas eu de « crise des réfugiés » sans crise en Syrie. Une grande partie de ceux qui ont tenté de rejoindre l’Europe par la mer Méditerranée depuis le début de l’année sont syriens.

La Syrie est le théâtre d’une confrontation multidimensionnelle: confessionnelle, certes, mais surtout géopolitique, opposant des puissances locales, régionales et internationales aux intérêts antagonistes.

Après les mensonges sur l’Irak et les armes de destruction massive en 2003, un rapport vient remettre en cause les arguments avancés en septembre dernier pour intervenir militairement on Syrie. Rien n’indique avec certitude que l’attaque chimique ayant entraîné la mort de dizaines de personnes dans la banlieue de Damas venait des forces de Bachar Al Assad.

À la faveur de la crise diplomatique qui couve entre Washington et Riyad, sur fond d’une possible normalisation des relations entre les États-Unis et l’Iran, perspective qui terrorise les Saoudiens, François Hollande s’est effectivement rapproché de l’Arabie saoudite. Au point que le royaume et sa région sont devenus un véritable eldorado pour les industriels français.

Kouchner, BHL, sont de ces hommes aux analyses sur les conflits légèrement différents dans les actions à mener sur le terrain des belligérants, mais correspondants a ce que j’appelle se mêler des affaires des autres et question subalterne pour le bienfait de qui ?

Avant tout pensons à la population sous les bombes enfants, femmes, vieillards mais pour autant ne négligeons pas les éternels conflits entre les sunnites (largement dominants), alaouites, mais aussi druzes, ismaéliens et chiites dans ces régions. La domination du parti Baas au pouvoir depuis 1970 (Hafez el-Assad puis son fils en 2000 – Bachar el-Assad). En dehors de l’aspect humanitaire regardons de près la situation géopolitique de la Syrie. Israël, Jordanie, Irak sont sous domination directe ou indirecte des USA.

La conquête de la Syrie par les unités US permettrait via des gazoducs et pipeline de faire arriver directement en Méditerranée les ressources en énergie au lieu de le faire transiter par les golfes Persique détroit et golfe d’Oman, océan Indien golfe d’Aden et mer Rouge, au risque d’être intercepter lors du passage des différents détroits,  bordés de pays instables.

Bien évidemment il ne s’agit pas d’amender un régime de répression totalitaire, mais observons bien ce qui s’est passé dans les différents pays maghrébins, ces révolutions au nom de l’humanitaire pour la délivrance d’un peuple sous un joug qui se traduit pour la population par plus de totalitarisme induit par l’établissement d’une religion obscurantiste, rétrogrades envers la femme.

MC