Que va faire le gouvernement après l’adoption de la résolution en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien ?

La question reste en suspens après un débat à l’Assemblée marqué par deux interventions de grande qualité, celles du député Front de gauche François Asensi et de l’UMP Axel Poniatowski, lequel s’est nettement démarqué de la plupart de ses amis politiques.

Après un utile débat à l’Assemblée nationale, la position du gouvernement quant à une reconnaissance de l’État palestinien reste embarrassée et confuse.

Des attentats au couteau à Tel Aviv et en Cisjordanie, une mosquée brûlée près de Ramallah. Des voitures qui fauchent et tuent des passants à Jérusalem. Un jeune Palestinien tué par un policier lors d’une manifestation. Comme souvent dans ce conflit, tout est aussi question de symbole.

Militant anticolonial israélien, Michel Warschawski lance ici un cri d’alarme sur l’évolution d’une société violente et raciste. Capable d’agresser physiquement les défenseurs des droits humains.

Sur le site du Centre d’information alternative (Alternativenews.org), j’écrivais récemment : « Gaza se relèvera de ses cendres, mais Israël retrouvera-t-il jamais un minimum de normalité ? » Car, en fait, nous sommes confrontés à deux conflits.

A la faveur d’une trêve de neuf jours dans la bande de Gaza, les organisations des droits de l’homme palestiniennes ont entamé un difficile travail d’enquête sur une guerre qui a déjà fait plus de 2.000 victimes. En attendant que les ONG internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, obtiennent l’autorisation de se rendre à Gaza, qu’elles réclament à Israël depuis le 8 juillet, elles sont seules sur le terrain.

Bientôt deux semaines de guerre menée contre la bande de Gaza et la perspective d’un cessez-le-feu n’est toujours pas en vue. Les manœuvres dilatoires menées sous l’égide de l’Égypte, la semaine dernière, visant à imposer un cessez-le-feu sans qu’aucune garantie ne soit donnée aux Palestiniens, n’auront servi qu’à Israël. Tel-Aviv, qui massacre toujours plus chaque jour, a ainsi pu inverser les rôles, se présentant en partisan de la paix et accusant la résistance palestinienne de ne chercher que le combat. Il est vrai que Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés occidentaux, particulièrement la France et les États-Unis.

Quel avenir pour une Palestine « État observateur » au sein des Nations unies ?

La Palestine accède au statut d’Etat observateur non membre à l’ONU. S’agissait-il d’un vote historique pour la Palestine ?

Il s’agit en effet d’un vote historique et il a été considéré comme tel, tant au sein de l’ONU que par les Palestiniens.

« Ici, dans la bande de Gaza, vivre c’est mourir ! » Voilà le témoignage cru d’un habitant de Abassane, un village situé près de Khan Younès, dans la bande de Gaza. Joint par téléphone, Zoher parle des raids incessants de l’aviation israélienne. Il dit cette femme et cet enfant fauchés à quelques rues de chez lui. Il ne s’en étonne plus tant il sait qu’Israël « ne cessera jamais de vouloir tuer les Palestiniens », comme il le clame.