(…) il s’agit de faire baisser, pour les plus modestes, la contribution sociale généralisée (CSG), cette taxe prélevée à 7,5 % sur tous les salaires, et de la fusionner avec la nouvelle prime d’activité qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016.

Avec le report de l’examen du projet de loi sur la famille, le gouvernement pensait peut-être désamorcer les mouvements de droite et d’extrême droite qui tiennent la rue depuis quelques semaines. Erreur, ceux-ci vont s’en prendre à la promotion de l’égalité à l’école. Dans la manœuvre, l’exécutif se coupe un peu plus de sa base électorale, dont les revendications sociales ne sont jamais écoutées.

Franchement ce n’est pas que j’tiens à la messe, d’ailleurs j’suis athée grâce à Dieu. Par contre je suis farouchement contre l’ouverture des magasins le dimanche.

Passons sur l’hypocrisie des sondages sélectifs effectués dans la rue avec les sempiternelles questions insidieuses induisant une réponse obligatoirement positive quant à l’ouverture d’entreprise commerciale le dimanche. Le style : si vous pouviez faire les courses le dimanche en famille, les feriez-vous ? Oui je sais, les questions sont plus subtiles et quand je disais qu’elles sont plus insidieuses, je confirme. Reste que jamais la question est posée dans l’autre sens : si on vous obligeait à travailler le dimanche l’accepteriez-vous ? Et au finale, si tout le monde travaille le dimanche, qui se rendra dans les magasins le dimanche pour faire des achats ? Un dernier point quand même en direction de tous les croyants plus prompts à manifester contre le mariage pour tous et laisser la demande d’ouverture des magasins commerciaux suivre son cours, sans protestation ; oui je sais les intérêts sont différents, mais Dieu, quelle duplicité. MC

 

Le 30 septembre à Paris contre le TSCG.

Initié par le Front de gauche, l’appel à manifester le 30 septembre s’est élargi. Il va désormais bien au-delà de ses rangs.

Et si le peuple, qui n’y était surtout pas convié, s’invitait quand même dans le débat ? L’idée d’organiser une grande manifestation populaire courait déjà depuis quelques semaines dans les milieux associatifs et syndicaux, en particulier dans les rangs du collectif L’audit de la dette. Elle a été saisie au vol par Jean-Luc Mélenchon, un jour d’été à Grenoble, aux Estivales du Front de gauche. Puis, rebondissant de réunions publiques en assemblées citoyennes, attirant autour d’elle un nombre croissant d’associations et de syndicats, roulant jusqu’à la Fête de l’ Huma, la mobilisation du 30 septembre est devenue davantage qu’un « Front du non au traité » : le « signal de départ d’une campagne nationale contre l’austérité ».

Mieux qu’un long discours, expliquant les raisons de s’opposer à ce traité (TSCG), l’excellent article en forme de récit des journées des universités d’été du Medef, ces prises de parole, les commandements qu’il contient, détaille les intérêts divergents de chacun. Je vous invite à lire intégralement cet article. MC.