Le 18 mars 2021, la cour d’appel de Bordeaux annulait « pour des irrégularités la quasi-totalité de l’enquête visant seize personnes présentées comme des black blocs et soupçonnées d’avoir préparé des actions violentes lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à la fin de 2019. »

Relayée par l’AFP, cette information est pourtant assez peu reprise ; son traitement est même rachitique en comparaison de l’emballement qu’avaient, à l’époque, suscité les interpellations et mises en examen. Retour sur un cas typique de journalisme de préfecture.

Au-delà des mesures de police, il est [semble] impérieux d’imposer aux plateformes des garde-fous. La tâche est titanesque [et il ne s’agirait pas de « passer » a l’autorisation obligatoire de « poster » … avec ses passes droits et dérivent qu’il en adviendraient. Il faut laisser la liberté d’expression s’exprimer – MC].

  • Moindre prise en charge par l’État du chômage partiel à compter du 1er juin.
  • Projets de licenciements en cascade.
  • Recours facilité aux CDD.
  • Recours facilité à l’intérim.
  • Pas d’augmentation de pouvoir d’achat
  • Augmentation des taxes diverses « dites annexes ».
  • Difficulté a régler les loyers, charges et impôts divers.

Pas un jour ne passe sans que le débat public ne soit phagocyté par une basse polémique de haute intensité. Elle ne porte ni sur les moyens de garantir un travail à chacune et chacun, ni sur les mesures nouvelles à mettre en œuvre pour augmenter le pouvoir d’achat des familles populaires. Non ! Il s’agit de la propulsion des propos abjects d’un obscur rappeur, ceux d’un chroniqueur qui, après avoir demandé d’assassiner Maurice Audin une seconde fois, lance la chasse aux prénoms, de la mise en avant par le manège médiatique d’insultes envers des policiers ou les bagarres à mort entre bandes rivales.

Ce 3 avril 2018, premier jour de la grève des cheminots, la même image tourne depuis des heures sur BFM TV : celle d’un quai de gare bondé, barrée d’une flèche rouge désignant une « passagère poussée sur les voies ». Le présentateur interpelle un représentant de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) : « Vous avez vu les scènes de pagaille qu’on a montrées ! Ça ne pourra pas durer trois mois comme ça ! » Il va y avoir des morts !

Depuis la défaite de Mme Hillary Clinton à l’élection présidentielle, [comme la victoire « surprise » de Fillon a la primaire du LR, en France- MC] les chefferies éditoriales de New York, Londres ou Paris découvrent une effarante vérité : les médias mentent. Pas eux, bien sûr : les autres. (…)