Dans la volonté d’afficher la rentabilité financière, vertement critiquée par la Cour des comptes en 2019 pour son « immobilisme » et son manque d’« efficacité économique », l’institution que forment le Mobilier national et les Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie, fondée sous Louis XIV afin de fabriquer les meubles et tentures des palais royaux, se cherche une utilité sociale nouvelle en ce début de XXIᵉ siècle.

Injonction lui est donc faite d’entrer dans l’ère de la rentabilité, de la concurrence, de la performance. En somme, de vivre avec son époque. La richesse de la vénérable maison, gardienne d’un exceptionnel savoir-faire et d’une autre éthique du travail, ne se situe-t-elle pas précisément en dehors des normes néolibérales ?

Les politiques ont bien reçu le message (1). Ils se sont emparés du débat autour des 46e César transformés (selon eux) en « meeting politique », dixit Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture a répliqué vertement, mardi sur RTL au bashing dont elle a été l’objet tout au long de la cérémoniiieûû à laquelle elle assistait en coulisses (faudra m’expliquer cette info rajoutée par qui? Et pourquoi n’etait-t-elle pas dans la salle?), « navrée » par un spectacle qui a suscité « une antipathie absolument incroyable » des spectateurs.

Le confinement n’a fait qu’accentuer la découverte de la culture via Internet. Ainsi s’est invité dans le salon la pratique du numérique pour des concerts en ligne, des pièces de théâtre, des expositions virtuelles, des visites de monuments ou de sites spécifiques. Ce changement de consommation de la culture n’est-il pas un danger à terme ? MC

Sise dans le bois de Boulogne, ce bois à réputation sulfureuse, exposé dans le cadre de la fondation Louis Vitton, se trouve un bâtiment qu’il faut découvrir dans sa modernité extérieure surprenante et pourtant ultra conventionnelle à l’intérieur. Il permet selon les salles et les étages, diverses propositions d’œuvres autant connues que contemporaines.

Chantilly Suite 3

Une troisième partie de la visite

Chantilly Suite 2

Une première partie de la visite  

On se souvient peut-être d’un gros titre de Télérama qui, pendant la campagne présidentielle du printemps, avait retenu l’attention : « Et la culture, bordel ! », où l’hebdomadaire déplorait à juste titre la quasi absence de la question culturelle des débats et des programmes des candidats.

Ce n’était pas dépenser un pognon de dingue dans le budget global de la France cette promesse. Mais lorsque l’on est un chantre du libéralisme et que l’on possède des amis autant les faire travailler et rentabiliser leurs affaires. MC

Attention, sur le bureau de la ministre Françoise Nyssen de la culture une note préconise ni plus ni moins de « se debarasser » du budget public de la culture en le « cedant/placant » dans des entreprises privées. MC

Ses yeux brillent encore au souvenir de son incroyable découverte. « La chance d’une vie », résume Clarisse Couderc. En cette matinée de septembre 2017, sur le chantier de fouilles de l’abbaye de Cluny (Saône-et-Loire), l’étudiante en master d’archéologie a été la première à repérer une « chose verte » qui affleurait dans l’épaisseur de limon creusé par la pelle mécanique.

Je suis athée et le revendique clairement, pour autant j’aime a explorer toutes les représentations artistiques et il faut bien reconnaître que certains sites de culte contemporains ou très anciens sont dignes d’être portés à la connaissance du plus grand nombre. Ils contribuent (où ont contribué) non seulement à la socialisation mais induisent également des connaissances cultuelles, historiques, géographiques aussi bien que philosophiques. Dans ce sens tous les sites et patrimoines sont à préserver.