Pendant près de vingt, quatre heures, l’information a fait l’ouverture des journaux télévisés et de la presse écrite : après l’attentat de la rue des Rosiers, le 9 août 1982, le patron d’alors de la DST, Yves Bonnet, aurait négocié un accord avec le groupe du terroriste pro-palestinien Abou Nidal pour éviter d’autres attentats.

L’ article ci dessous, paru dans « Le Monde Diplomatique » de Mars 1995, constituait un élément d’un dossier consacré au Rwanda explicitait parfaitement les « rouages », « intérêts », « tenants et aboutissants », de ce génocide.

Si elle peut se concevoir comme une entité ouverte, la nation est aussi un foyer de dangers.

Comme au siècle passé, le XXe, qui fut pour une large part celui des nationalismes agressifs et des nations colonisatrices ou impérialistes, sources de guerres, les unes contre les autres.

Près de vingt ans après sa mort, le souvenir de François Mitterrand dans l’opinion publique française reste pour le moins trouble, si l’on se réfère au journaliste anglais

Philip Short qui vient de lui consacrer une biographie complète, François Mitterrand, portrait d’un ambigu. Trouble car oscillant entre la reconnaissance d’un style présidentiel autrement plus ample que celui auquel nous nous sommes depuis habitués et la déception que sa politique a suscitée à gauche, par-delà quelques avancées sociales.

L’ambiguïté de Mitterrand tient aussi au nombre d’affaires opaques qui n’ont cessé, durant toute sa carrière, de le poursuivre.