Démographie Française. Plus de décès que de naissances
Juste un ton quelque peu ironiques pour traiter un sujet pourtant bien plus grave qu’il n’y paraît car — nous semble-t-il — la question n’est pas pourquoi moins de naissances, mais d’analyser les conditions dans lesquelles il est possible d’élever un enfant — ne parlons même pas de deux.
Dans les conditions sociales, sociétales et financières de la France d’aujourd’hui, les défis sont nombreux et complexes.
Les jeunes mères célibataires ou les couples se trouvent souvent confrontés à des incertitudes liées à l’emploi et à la stabilité financière, ce qui rend la décision d’avoir des enfants encore plus délicat.
Nous n’oublierons pas le problème du logement, qui devient de plus en plus précaire, de l’école publique chaque année plus dégradée et où les inégalités se creusent, des soins pré et postnatales, qui ne sont pas toujours accessibles comme ils devraient l’être, les problèmes de garde de la petite enfance, etc.. Et surtout, il est vital d’avoir une rentrée financière régulière et suffisante permettant de garantir un avenir serein et décent pour les enfants.
Tout cela soulève des questions fondamentales sur notre modèle de société et les priorités que nous choisissons d’y accorder. MC
La crise démographique s’accélère en France. Selon les données compilées par l’économiste François Geerolf de l’Observatoire français des conjonctures économiques, plus de décès (651200) que de naissances (650 400) ont été enregistrés entre juin 2024 et mai 2025. C’est une première, hors temps de guerre, depuis 1935. Initialement prévu pour 2035 par l’Insee, ce basculement intervient donc avec une décennie d’avance. Les chiffres officiels du premier semestre seront dévoilés la semaine prochaine par l’Insee.
Jusqu’à présent, la France jouissait d’un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne. En janvier 2024, Emmanuel Macron avait annoncé l’engagement « d’un grand plan de lutte contre ce fléau pour permettre un réarmement démographique ».
La ministre des Familles, Catherine Vautrin, a déjà égrené plusieurs mesures pour endiguer le phénomène.
Avec un gouvernement aussi chancelant, qui ne passera peut-être pas le dernier trimestre, peut-être une dissolution de l’Assemblée avant la fin d’année 2025 et de toute façon, les élections des maires de 2026, la présidentielle et les législatives de 2027 qui se profilent, Vautrin aura-t-elle le temps, les coudées franche, de formuler un projet, peut-être, mais de là à penser à son application…
Pourtant, il faut inciter à plus de naissances, mais surtout à permettre d’élever les enfants sereinement et ce dans tous les domaines. MC
Comment avoir envie d’avoir un enfant dans ce monde de guerres, d’inégalités et de dérèglement climatique ? Il faut être totalement inconscient pour y jeter un enfant.