Malaise dans les rangs !

Il règne depuis plus d’un an dans ce pays un climat malsain, fait de conflits sociaux […], d’incompréhension mutuelle, de haines recuites, […]. La défiance est partout, de chacun à l’égard de tous, de tous à l’égard de chacun.


Sournoisement, le malaise s’est installé dans la vie quotidienne.

Les Français sont de plus en plus dépressifs ; les Français ne s’aiment plus ; les Français ne sont pas heureux, […]  [en cause] l’insécurité physique, sociale, politique. […]

Les services du ministère de l’Intérieur s’ingénient désormais à camoufler derrière un vocabulaire victorien (les fameuses « incivilités ») et des statistiques difficiles à lire, la progression annuelle de la délinquance, y compris de la délinquance « hors terrorisme (sic) » […]

C’est dans le domaine ultrasensible du religieux que la progression est la plus spectaculaire. Ce sont les actes antichrétiens qui sont de loin les plus nombreux (1 052 en 2019, 1 068 en 2018), tandis que les actes antimusulmans (154 en 2019 contre 100 en 2018) sont en hausse, mais à un niveau relativement faible. Il est vrai que le degré de tolérance est inversement proportionnel au nombre des délits.

Quand Frédéric Fromet, humoriste (sic) attitré de France Inter, traite Jésus de « pédé » et propose de le traiter en conséquence, ce sont les homosexuels, et non les chrétiens, qui crient le plus fort. Et c’est d’abord auprès d’eux qu’il s’excuse, avant de finir par étendre ses regrets aux chrétiens eux-mêmes.

Pas grave ! À comparer à Mila, cette jeune lycéenne qui, en réponse à des agressions verbales, parle de l’islam comme d’une « religion de merde » : avalanche d’insultes, de menaces de mort et de viol, obligation de changer d’établissement, tandis qu’Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman déclare : « Elle n’a que ce qu’elle mérite (…), elle l’a cherché, qu’elle assume. »

L’enquête préliminaire contre Mila pour incitation à la haine raciale, qui a été abandonnée précipitamment, en dit long pourtant sur une époque qui a pour boussole non la liberté d’expression, mais la peur du terrorisme.

[…]

La ville elle-même, qui dans ses origines médiévales, était un lieu de liberté et de sécurité, la ville française dont nous étions si fiers, est devenue un milieu hostile, que soulignent les immondices, les tags, les vitres rayées du métro, le mobilier urbain défoncé, les trottoirs envahis par les deux et quatre-roues, les trajectoires folles des trottinettes et des vélos. Plus grave encore, les bousculades, les agressions, les guets-apens, les attaques à main armée contre les forces de l’ordre et aussi désormais contre les médecins et les pompiers : tout un ensemble d’indices qui […] révèle une régression psychologique collective, un ensauvagement des mœurs, un recul de la civilisation.

[…]

Devant la montée de cette triple insécurité, physique, sociale et politique, les Français ne pourront indéfiniment faire l’économie d’un retour sur eux-mêmes, sur cette haine dénoncée récemment par Robert Badinter, et sur cet individualisme qui les divise, les ronge et les paralyse. Le monde moderne est né de cet individualisme, c’est de lui qu’il périra. […]


Jacques Julliard. Le Figaro. Titre original : «Jacques Julliard: «Emmanuel Macron face au malaise français » ». Source (extrait très partiel)


Projet de loi constitutionnelle

[…] …présenté fin juin, début juillet en conseil des ministres. Un projet loin d’être gagné !

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RIP (Référendum d’Initiative Partagée).

C’est Macron qui a l’air fin ! Lors de sa conférence de presse du 25 avril, le chef de l’État a annoncé son intention de faciliter le référendum d’initiative partagée (RIP) en abaissant à 1 million (contre 4,7 millions aujourd’hui) le seuil de signatures d’électeurs nécessaires pour enclencher cette procédure.

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Surendettés…

Une nouvelle loi-réforme, a suscité une adhésion massive ! … Et interdit d’en rire … Pas plus qu’afficher une sourde colère ! Tous les droits c’est C… !

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La grogne des maires de France

Dans l’actualité du moment en ce novembre 2018, il ne faut négliger aucune grogne : qu’elles soient des gilets jaunes (même si la revendication contre les taxes sur l’énergie n’est pas la vraie raison de ras le bol, mais bien le pouvoir d’achat de plus en plus restreint pendant que d’autres se gobergent), … qu’elles proviennent  a très juste titre du personnel en blouses blanches des hôpitaux et plein d’autres littéralement assommés par les difficultés de joindre les bouts de mois qui ne cessent de se succéder, sans espoir d’une amélioration, précarises chômeurs, retraites…

Un ensemble de revendications pas très loin de l’ouverture d’un chamboule tout, peut-être sous la forme de révolte populaire d’un coté mais aussi faudra-t-il compter sur ce qui se joue en ce moment dans le municipalité et la révolte des maires. Ils dénoncent rien de moins que la perte locale de la démocratie dans le petites municipalités (entre 100 et 2000 habitants, elles sont nombreuses en « ruralité »).

L’abandon n’est pas récent il est dans la « continuité » de la decentralisation voulue et décrétée (par l’instauration  des différentes lois dont Gaston Defferre était l’instigateur) des regroupements des mairies en intercommunalités, communautés d’agglomérations, métropoles, une stratégie destinée à éloigner les maires de décisions administratives, juridiques, culturelles ou sportives (et même parfois morale) sans un aval communautaire. La volonté suprême étant que les maires deviennent  des agents civils représentant local de l’état avec comme fonction l’état civil local, la police locale, et responsable d’un bureau d’enregistrement et diffusion des ordres des différentes strates de l’État. Ils ne pourront rien decider directement pour leurs concitoyens. MC

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