… Avec de nouvelles nominations au Conseil constitutionnel et surtout pour que les décisions restent en faveur du « gouverneur-exécuteur » Macron.
Après avoir annoncé son plan pour rénover le musée du Louvre, Emmanuel Macron doit désormais se pencher sur le Palais-Royal voisin, et plus particulièrement sur le Conseil constitutionnel, qui est chargé de veiller à la conformité des lois avec la Constitution.
Ce bureau joue un rôle fondamental dans le fonctionnement démocratique de la France, particulièrement à l’approche des élections. En effet, le mandat de Laurent Fabius, qui a présidé le Conseil avec une certaine autorité, arrive à son terme début mars, et il incombe à Macron de trouver un successeur capable de poursuivre ce travail délicat.
L’annonce de ce nouveau membre du Conseil constitutionnel est attendue aux alentours du 10 février 2025. Cette nomination doit être approuvée par les commissions des Lois de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui auront la capacité d’opposer un veto à cette désignation. Pour que ce veto soit effectif, une majorité des trois cinquièmes est requise, ce qui constitue un véritable défi pour le président.
Dans un souci de transparence et afin d’éviter les surprises lors des votes au Parlement, le président de la République, le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale ont pris la décision de dévoiler simultanément leurs nominations au Conseil constitutionnel. Cela permet de s’assurer que chaque partie prenante est informée en amont des choix des autres, minimisant ainsi les risques de tensions ou de désaccords.
Parmi les candidats discutés, Emmanuel Macron envisage éventuellement de nommer Richard Ferrand, l’ancien président de l’Assemblée nationale. Toutefois, ce choix suscite des inquiétudes en raison de certaines affaires passées qui pourraient entacher sa réputation.
Pendant ce temps, Gérard Larcher, le président du Sénat, est en pleine réflexion, hésitant entre deux candidats qui pourraient tous deux apporter des compétences intéressantes au Conseil.
De son côté, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, pourrait envisager de nommer Laurence Vichnievsky au Conseil, bien qu’elle ait précédemment régné sur le choix de ne pas désigner une femme au poste de déontologue.
Il est important de souligner que le rôle du Conseil constitutionnel sera particulièrement crucial lors des prochaines élections présidentielles. En effet, la question de l’éventuelle inéligibilité de Marine Le Pen sera l’un des sujets brûlants à traiter.
La composition du Conseil pourrait influencer de manière significative les décisions à venir, et chaque nomination sera scrutée de près tant par les médias que par le grand public, soucieux de l’intégrité du processus démocratique.
Article réalisé à partir de diverses informations. MC
La légitimité et la compétence du conseil constitutionnel ont été mises à mal par des décennies de compromissions et de jugements sans fondements.