Alstom est sur le point d’être bradé. Entendons-nous bien: il ne s’agit pas ici d’une entreprise ayant raté un virage technologique majeur et engluée dans des difficultés industrielles. Au contraire: plus de 50 milliards dans son carnet de commandes, de quoi faire travailler ses salariés pendant 5 ans, un savoir-faire à la pointe dans les domaines du transport et de l’énergie, envié à travers le monde. Les fameux TGV, des engins de plusieurs centaines de tonnes qui sont lancés à 300 km/h, arrivant à la minute près pour assister à l’anniversaire de la nièce à l’autre bout de la France, ou pour se rendre à un colloque sur la décroissance à Grenoble. Sans doute, est-ce là ce que notre pays et ses salariés ont produit de plus beau et de plus pacifique pour l’humanité. Alstom est également une entreprise qui fournit les équipements nécessaires à la production d’énergie pour le monde entier.

Le crime est notoire, indiscutable : les Américains espionnent tout le monde, tout le temps et partout. Des média ont donné ces derniers mois des noms, des faits, des chiffres, cité des sources. Les droits numériques des citoyens sont bafoués. Reste que ces révélations ont suscité en France assez peu d’émotions. La démocratie numérique reste à conquérir.

 André Chassaigne dépasse la polémique et, en rappelant l’histoire récente du démantèlement de l’industrie française, plaide pour remettre salariés et citoyens au cœur du dispositif, en leur donnant des pouvoirs décisionnels et en leur laissant le choix d’un développement différent.

Traité transatlantique : les négociations se poursuivent sous le feu des critiques

Ironie du calendrier. À une semaine des élections européennes, les négociateurs européens et américains se retrouvent à Washington, ce lundi, pour un cinquième « round » de négociations sur le traité transaltaïque.

L’Union Européenne et les États-Unis ont entamé un cycle de négociations en vue d’adopter un accord transatlantique sur le commerce et l’investissement dit aussi TAFTA. Ce traité devrait aboutir fin 2014 à la création d’un vaste espace économique dérégulé représentant 50% du PIB mondial. Ce traité serait l’un des plus grands accords jamais conclu et entraînerait, à en croire le mandat de négociation de la Commission européenne « le plus haut niveau de libéralisation tel qu’il existe dans les accords existants » tout en poussant à son paroxysme une concurrence dite « libre et non faussée ».

La France perd son sang et ses dirigeants font des moulinets autour du thème du « redressement productif ». L’Europe est un sujet de dissertation, mais ne protège ni nos atouts industriels ou agricoles, ni le travail et l’emploi. Bien au contraire, l’austérité qui s’y déploie partout conduit à la récession. (…)

Jusqu’à présent les personnes ayant installé du photovoltaïque étaient obligées – dans le cadre du service public et de la commercialisation de l’énergie – de vendre leur production électrique à EDF. Si demain l’énergie produite par les panneaux installés dans les habitations individuelles alimentaient directement celle-ci, d’une part cela ferait un manque à gagner pour EDF et les revendeurs d’énergie, mais d’autre part, inciteraient de nombreux propriétaires à installer de tels panneaux photovoltaïques ayant pour conséquence un développement du marché, tant à la production qu’à la pose, devenant ainsi producteurs d’emplois à divers niveaux.

Gageons toutefois que les diminutions d’impôts liées auparavant avec ce type d’installation, ne seront pas possible dans cette configuration ce qui n’incitera pas autant que prévisible, les possibles « clients » au regard de cette annonce devant le montant d’une telle installation photovoltaïque

Reste qu’une nouvelle fois les seules personnes qui bénéficieront de tels aménagements seront ceux possédant une habitation individuelle et ayant les moyens d’investir. Dans quelle mesure et avec quelle incitation les revenus les plus modestes pourront y avoir accès. MC

Tandis que le gaz de schistes révolutionne la donne énergétique mondiale, les conférences internationales sur les changements climatiques se succèdent et prônent le recours aux énergies non carbonées (énergies renouvelables et nucléaire).

L’Allemagne poursuit son désengagement total du nucléaire dans une transition bien peu écologique qui lui pose de sérieuses difficultés d’ordre technique, financière, écologique et industrielle. La France, quant à elle, …

« NSA » comme : « Non à la Soumission à l’Amérique » !

« En agissant ensemble, l’Union européenne et les États-Unis peuvent constituer une formidable force au service du bien dans le monde » : cette perle est extraite de la « Stratégie européenne de sécurité », document adopté en 2003 par tous les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE et pompeusement intitulé « Une Europe plus sûre dans un monde meilleur ».

Extrait

Les méfaits sur l’environnement ont déjà maints fois relatés, n’empêche que les redire alors que l’autorisation d’exploitation du gaz de schistes est de plus en plus dans les couloirs des ministères, il y a lieu de multiplier les avertissements et de prendre garde à son exploitation sur le terrain. MC

Alors que se tient le séminaire « France 2025 » à Matignon, il existe un projet d’avenir intéressant à la fois pour l’environnement, pour l’emploi et l’industrie : la rénovation des logements existants.

Avec 25 % des émissions de CO2 et 43 % de la dépense énergétique actuelle en France, le secteur du bâtiment est incontournable pour atteindre les objectifs du « facteur 4 », à savoir diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

En dehors des possibilités de recoupages résultants des nombreuses identifications donnes auprès des différents organismes sociaux, « flicage » des caméras de « surveillance » sans oublier les contrôle d’identité, la délation (technique pétainiste remis au gout du jour sous prétexte de sécuriser voies publiques et entourages) et de toutes les technologies que nous utilisons chaque jour, (téléphone mobile, internet, etc.) ; ce qu’il faut connaitre au moins sur l’utilisation du mobile et d’internet : une surveillance qui n’a rien d’innocent. MC

Internet, cette révolution informatique à la portée de tous, portant son lot d’informations utiles ou désagréables, essentielles et évitables, détestables ou agréables, est trop souvent un tas d’immondices, de ragots de comptoir d’où ressort quelques informations vérifiables, affichant une véracité déroutante pour la presque totalité d’internautes en mal de reconnaissances identitaires dans une société où l’individualisme prégnant, n’autorise plus l’émergence d’une pensée collective apportant le bien-être à tous.

Vous décrochez le téléphone, et aussitôt sa raccroche. Une pratique qui vous inquiète… C’est peut-être un intrus voulant savoir si la maison, l’appartement est occupé ou non,  par votre présence avant d’effectuer un cambriolage, mais c’est peut-être aussi une nouvelle technique d’approche commerciale. MC

Une information venant de l’Inde – auteur Avantika Chilkoti, paru dans Financial Times Londres, vu dans « Courrier international » N°1163, est éclairante sur cette pratique

Appeler et vous raccrocher au nez constitue peut-être le moyen agaçant qu’utilise votre grand-mère radine pour vous dire : « Rappelle-moi ! ». Mais, pour les entreprises, c’est un outil de communication innovant et peu coûteux.

En 2007, des scientifiques internationaux, regroupés au sein du Groupe Bio Initiative, avaient déjà alerté sur la dangerosité pour la santé des téléphones portables dans un rapport qui avait fait grand bruit à l’époque. Ils retirent la sonnette d’alarme dans un nouveau rapport rendu public hier (09 fév. 2013).

En septembre 2011, après la chute du colonel Kadhafi, les journalistes du Wall Street Journal et de la BBC qui ont pénétré dans les quartiers généraux de l’ancien dictateur y ont découvert des contrats signés avec la société française d’ingénierie informatique Amesys. Cette filiale de Bull a fourni aux autorités de Tripoli un système d’interception des e-mails et de surveillance des messageries instantanées telles que MSN. Ce dispositif, baptisé Eagle, a permis l’arrestation de milliers d’opposants. Le contrat signé en 2007 avec Amesys ne portait pas seulement sur la vente de ce moyen de contrôle et de répression des citoyens libyens. Il incluait également un important volet d’assistance technique pour sa mise en place, ne laissant pas de doute sur le fait que l’entreprise connaissait la finalité de cet outil.

Influencés par l’irrationalisme propre à certains courants de pensée dits « écologiques », les pouvoirs publics actuels ont décidé la fermeture prématurée de la centrale de Fessenheim. Pis encore, ils ont déjà mis en œuvre, de façon inavouée voire clandestine, diverses mesures passées inaperçues qui préparent de facto une sortie progressive du nucléaire telles – parmi d’autres – l’abandon de l’EPR de Penly et le non financement du projet ASTRID (réacteur rapide au sodium de 600 MW e), filière dont on sait qu’elle constitue la base de la prochaine (4e) génération de réacteurs nucléaires civils et qui permet en outre de développer la destruction par transmutation des déchets radioactifs (perspective prévue par la Loi Bataille).

Il est pourtant facile de montrer que la fermeture de Fessenheim est une absurdité tant au plan technique qu’économique.

Après les Pays-Bas, la Slovénie vient de se doter d’une loi fondamentale (votée le 20 décembre et publiée le 31 décembre 2012) sur la « neutralité du net ». L’objectif de cette loi est de contraindre les fournisseurs d’accès à Internet de rester neutres quant aux contenus auxquels ils donnent accès.