Dans sa stratégie pour « tourner la page de la crise du bac » et faire oublier l’inquiétude suscitée par la loi qui porte son nom, Jean-Michel Blanquer a visiblement choisi un axe majeur : le portefeuille.

[…] Les crédits du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse vont augmenter de 51,68 milliards (loi de Finances initiale 2019) à 52,72 milliards (projet de loi de Finances 2020). C’est la plus forte hausse programmée après celle du budget des armées. Écrit comme cela on pourrait dire bravo, mais…

Parce qu’il impose des choix éducatifs qui se révèlent des choix éducatifs contestable pour l’avenir de nos enfants, parce que dans le même temps au niveau de la profession d’éducateur il achève de détruire l’éducation publique continuant en cela tant d’années de choix éducatifs discutables, pour qu’il « tombe » dans le giron d’établissements privés. Ce ne sera plus l’école universelle mais l’école sélective et surtout, fonction des souhaits des entreprises et du patronat. MC

ATTENTION : Le texte n’est toujours pas définitif, il peut encore bouger en commission mixte paritaire.

L’art de présenter les choses pour embrouiller l’auditeur. Écoutez bien, le gouvernement par l’intermédiaire de son ministre Jean-Michel Blanquer ne dit surtout pas qu’il va fermer les classes, (pourtant il le fera), il détourne l’attention du grand public en utilisant la formulation : « aucune école ne sera fermée ». Sauf que rien ne dit qu’à l’intérieur de cette école « sauvée » (certainement temporairement) des classes ne seront pas fermées. MC

Depuis près de deux ans, sans faire l’unanimité, [J.M. Blanquer a distribué quelques] gages sociaux (la division du nombre d’élèves par deux dans les classes de CP et de CE1) et des symboles chers au cœur de la droite (un drapeau tricolore dans chaque classe), il avait jusqu’à il y a peu semblé slalomer aisément, flattant les uns sans fâcher les autres.

[En 1971, la loi portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente oblige le] patronat […], malgré de vives résistances, à accepter la mise en place d’une obligation de financement de la formation, ainsi qu’un droit des salariés à un congé individuel de formation (CIF) de longue durée et rémunéré. […]

Au cours des deux dernières décennies, c’est tout d’abord l’objet de la réforme de 2003, qui, en instaurant un droit individuel à la formation (DIF), sort une partie de celle-ci du temps de travail et donne lieu au versement d’une allocation équivalant à la moitié du salaire mensuel net (3).

Marche arrière sur la 1e com’ des « violences scolaires » !

Si nous faisons l’analyse des résultats de l’éducation nationale actuelle, de cette jeunesse eduquee qui constituera la société civile future, nous ne pouvons que constater une dégradation à tous les niveaux autant intellectuels que sociétales.

[Énormément commenté en bien comme en mal. La reconduction est prévue pour l’année prochaine avec des retouches sur le logiciel, là ou ça a posé problèmes, assure le ministre de l’éducation.

Pourtant même infime certains bacheliers n’auront aucune affectation et c’est a déplorer, d’autres -combien le saura-t-on un jour- durent faire le choix du « privé » avec tout ce que cela comporte comme contraintes financières laissant la place à des inégalités criantes alors qu’il faut une jeunesse ayant un bagage intellectuel-culturel important pour trouver un chemin dans la vie active au sortir du cursus … et se retrouver parfois -souvent- contraint a accepter des petits boulots d’intérimaires bien loin de leurs choix d’orientations exigés par Parcoursup, et malgré un bac plus 2/3/4 voir 5 ans … plus que ce logiciel,  ce sont les choix de l’éducation nationale qui sont à revoir. MC ]

Le gouvernement serait « sataniste », voudrait « légaliser la pédophilie » ou encore « apprendre la masturbation dès la maternelle »… Qu’est-ce qui peut bien déclencher pareille excitation sur les réseaux sociaux et dans les milieux conservateurs ?

Que des promesses électorales ne soient pas tenues n’étonnera personne mais là, quelques heures avant la rentrée scolaire les profs découvrent de nouvelles directives du ministre dans l’organisation des matières à enseigner lors de la rentrée scolaire de septembre 2018. MC

Difficile de démêler les annonces d’échecs comme réussites de ce logiciel « Parcoursup » selon les différentes sources de renseignements, ministère, académies, universités publiques, université-entreprises privées, des personnalités officielles et les utilisateurs. Ce n’est pas la dernière trouvaille-magouille-replâtrage en désespoir de cause du ministère de l’éducation, consistant à délocaliser les reçus sans affectation, que sera résolu le manque de lieux universitaires et d’enseignants du niveau supérieur.

À regarder les chiffres de près, seulement 484.729 ont définitivement trouvé un établissement.

De Parcoursup si le logiciel reste à l’identique, faut-il y voir la volonté d’une sélection devant trop de tertiaires par assez de manuels en France ?         MC

C’est un rapport accablant sur ces Écoles supérieures du professorat et de l’éducation […] « L’allongement des études pour passer les concours d’enseignant, la création d’un master dédié et la rénovation des concours «n’ont pas, paradoxalement, garanti une élévation du niveau de compétences disciplinaires, ni une professionnalisation nettement accrue » écrit la Cour des comptes dans un rapport publié début juin sur les 32 « Espé » qui accueillent sur le territoire quelque 65.000 étudiants par an.

Port de l’uniforme, laïcité et interdiction du téléphone portable : cette semaine, Jean-Michel Blanquer a rouvert des débats populaires. En se positionnant sur ces questions, le ministre de l’éducation nationale affiche son autorité et sa fermeté. Et détourne les regards des points de discorde comme Parcoursup.

Les lycéens, étudiants et apprentis dont les vœux exprimés sur la plateforme Parcoursup.fr sont refusés disposent de plusieurs recours. Tout particulièrement le droit d’assistance du CRAAES

La réforme du baccalauréat et l’instauration de critères de sélection à l’entrée des universités bouleversent l’articulation entre enseignements secondaire et supérieur. Dès la classe de seconde, les élèves sont désormais sommés de se projeter dans l’avenir, au risque de prendre la mauvaise voie.

Les débats sur l’enseignement tendent trop souvent à laisser dans l’ombre la question essentielle : à quoi sert l’école ? Un peu comme s’il existait, sur ce sujet, un consensus général. Or rien n’est moins vrai.

Pour les aider les enfants à décrypter ce nouveau mal que sont les « fake-news » ces Infos arrangées (selon la position politique, cultuelle, intellectuelle ou des intérêts personnels d’une personnalité d’un évènement d’un acteur), par les média ou de les organismes « de presses ou les attachés, habilités » qui les diffusent ; des sessions d’éducation aux médias sont organisés dans les écoles.

Voilà un article apportant une info passée sous silence. L’article n’est pas, hélas, d’une grande clarté dans sa narration, c’est dommage, reste le fond. Je pense après lecture et un peu de recherche que l’info de ce billet est exacte ; aussi mérite-t-il toute notre attention, car il s’agit là une nouvelle fois du passage de ce qui ressort du travail d’établissements publics, vendu au privé avec toutes les dérives que cela peut engendrer. A suivre donc. MC

Plusieurs fois de suite, en France comme dans d’autres pays, à quelques mois d’intervalle, le pire est arrivé. Si les terroristes ont indifféremment frappé, ce sont surtout certains jeunes qui ont été immédiatement pointés du doigt, au mieux comme incapables de mesurer le caractère dramatique des évènements – en ne respectant pas la minute de silence par exemple – au pire comme complices potentiels d’hommes et de femmes criminels mus par la haine de la République. Or, c’est l’ensemble de la jeunesse qui vécut cette atroce irruption comme l’une des premières formes d’entrée en politique.

L’école peine à se réformer, bloquée notamment par la défense du principe républicain d’égalité, estime François Dubet. Or, elle reproduit, voire accentue, des inégalités. Seuls une véritable formation des enseignants et un changement du mode de recrutement pourraient améliorer les pratiques et les conditions de travail.

Si quelque chose mobilise toute l’attention et une grande partie du temps de la ministre de l’éducation, c’est son équipe de communicants. De l’avis même de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem est « le top de l’accro aux médias ». Croyez-le bien, chacun de ses gestes, le moindre de ses éléments de langage, est minutieusement scruté par ses conseillers avant son passage aux informations.

Il existe dans les débats sur l’éducation un malentendu persistant ou, mieux, des oppositions aux fondements intellectuels discutables, autour de l’interprétation des travaux sur les phénomènes de reproduction sociale par l’École et en particulier de ceux de ces travaux qui se situent dans le prolongement de l’œuvre de Pierre Bourdieu.

Mais oui, inutile de jouer les autruches, nos chers rejetons filles ou garçons ne sont pas des anges hors de la vue des grandes personnes. Autant savoir ce qui se passe dans les lycées-collèges et ne parlons même pas des universités. MC

Pour Danièle Sallenave, assurer le socle des fondamentaux jusqu’à la 4e est le seul moyen d’éviter la reproduction sociale. Philippe Meirieu, lui, approuve l’accompagnement personnalisé, les enseignements pratiques interdisciplinaires et l’effort pour plus de justice scolaire, contenus dans le projet de réforme de Najat Vallaud-Belkacem.