Les moyens supplémentaires accordés dans le premier degré ne profiteront qu’à la politique de dédoublement. Tandis qu’au collège et au lycée, il s’agit de vraies coupes claires.

Une enquête parue dans un numéro Hors-série N° 18 H de Charlie hebdo, intitulé « Les profs, les sacrifiés de la laïcité », a retenu toute notre attention. 52 pages, 6 euros, que nous vous conseillons de vous procurer, parents d’élèves, profs comme tous les employés dans le ministère de l’éducation nationale. MC

Préambule : « Si on laisse Dieu s’installer à l’école laïque, alors je n’ai plus rien à y faire … »

Transmettre l’esprit critique, la liberté de s’exprimer et de débattre, des valeurs communes qui forgeront les citoyens de demain : la mission confiée à l’école est primordiale encore faut-il ne pas les laisser les profs seuls .

Gare à ceux qui omettraient de porter un masque dans la rue : la police veille !

Dès le 2 juin toutes les écoles, collèges, lycées seront rouverts. Voilà l’annonce faite par le gouvernement. La réalité sera très différente, tant pour le nombre d’élèves concernés, que pour la valeur pédagogique de ce qu’ils pourront en attendre.

Le passage télévisuel d’Édouard Philippe, devait répondre clairement aux questions que posent la réouverture des écoles, le 11 mai. Résultat, encore plus d’aléas, d’embrouillaminis, d’incertitudes, de questionnements qu’avant. Le bordel, l’amateurisme, se poursuit. MC

Après autant de verbiage, la prolongation du confinement, bien évidemment selon que l’on soit pour une ouverture sociale ou pour la continuité d’une activité financière néolibérale, le discours d’Emmanuel Macron après un peu de réflexion s’apparente quand même à une campagne présidentielle qui se prépare dès aujourd’hui.

Des lycéens qui font circuler des captures d’écran de leurs profs faites lors des cours en ligne ; des familles de cinq qui s’engueulent pour utiliser le seul ordi de la maison ; un enseignant qui s’étonne de la soudaine participation de l’une de ses élèves, avant de se rendre compte que sa mère lui souffle les réponses…

La dernière livraison de l’enquête PISA confirme le caractère inégalitaire du système scolaire français parmi tous les pays de l’OCDE même s’il ne s’est pas accentué. L’OCDE pointe le manque de mixité scolaire et recommande de travailler sur cette question.

[Des Sénateurs ont disséqué] le projet de loi pour une école de la confiance. […]

Pour Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation), l’affiche de la FCPE, présentant une parente d’élève voilée accompagnant sa fille, lors d’une sortie scolaire, ne respecte pas la laïcité dévolue à une fédération de parents d’élèves.

[…] Les crédits du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse vont augmenter de 51,68 milliards (loi de Finances initiale 2019) à 52,72 milliards (projet de loi de Finances 2020). C’est la plus forte hausse programmée après celle du budget des armées. Écrit comme cela on pourrait dire bravo, mais…

Après la lecture de cette article (que vous n’entendrez pas dans un JT ou trouvé dans un quotidien) comment voulez-vous que les profs ne réagissent pas et que les parents d’élèves s’étonnent de la grogne des profs … MC

L’objectif de démocratisation scolaire, définie comme la volonté de compenser les inégalités sociales, culturelles ou territoriales par un système éducatif obligatoire, gratuit et laïque, y laisse place à un modèle concurrentiel, où les déterminismes sociaux se trouvent contrebalancés par des coups de pouce individualisés aux plus « méritants ».

ATTENTION : Le texte n’est toujours pas définitif, il peut encore bouger en commission mixte paritaire.

L’art de présenter les choses pour embrouiller l’auditeur. Écoutez bien, le gouvernement par l’intermédiaire de son ministre Jean-Michel Blanquer ne dit surtout pas qu’il va fermer les classes, (pourtant il le fera), il détourne l’attention du grand public en utilisant la formulation : « aucune école ne sera fermée ». Sauf que rien ne dit qu’à l’intérieur de cette école « sauvée » (certainement temporairement) des classes ne seront pas fermées. MC

Marche arrière sur la 1e com’ des « violences scolaires » !

Il y a 70 ans, était une jeunesse, drivée par la solidarité issue de la résistance des aînés, de la famille, portant lourdement parfois, inconsciemment pour certains, les stigmates de la 2e guerre mondiale, ayant supporté les contingences et diverses restrictions alimentaires.

Port de l’uniforme, laïcité et interdiction du téléphone portable : cette semaine, Jean-Michel Blanquer a rouvert des débats populaires. En se positionnant sur ces questions, le ministre de l’éducation nationale affiche son autorité et sa fermeté. Et détourne les regards des points de discorde comme Parcoursup.

Aux jeunes, on a menti, et abondamment. On leur a menti, d’abord, en forgeant un dispositif appuyé sur une rhétorique de la «responsabilisation» qui voudrait que chaque élève de 17 ans soit en mesure d’avoir un projet professionnel ainsi qu’une idée claire du type d’orientation académique qui y correspond, tout en interdisant, via Parcoursup, aux dits élèves de hiérarchiser leurs vœux.