France. La revanche du Rafale

François Hollande est ce 4 mai à Doha pour signer la vente de 24 Rafale. La confirmation d’un succès commercial mais aussi géopolitique, selon le correspondant du Temps à Paris. 

Qu’avez-vous pensé de la solidarité politique autour de François Hollande le 11 janvier?

Une interview de Clémentine Autain – La liberté d’expression défendue par Ali Bongo, Viktor Orbàn ou Benyamin Netanyahou, c’est indécent. Et l’union sacrée est un mirage. L’Assemblée a voté dans la foulée la poursuite de la guerre en Irak. Or les Américains ont enchaîné les guerres et Al-Qaeda comme Daech ne cessent de progresser.

Pendant presque trente ans, Canal Plus a vécu quasiment sans concurrence, assuré de sa mainmise sur les droits de diffusion du championnat de France de football. Depuis l’irruption de la chaîne Bein Sports, financée par la chaîne qatarie Al Djazira, la donne a changé. Le jour où le Qatar négociait l’achat de 22 hélicoptères de transport militaire et de 2 avions ravitailleurs européens pour 2 milliards d’euros, le tribunal de grande instance de Paris statuait, le 28 mars, sur un référé de Canal Plus contre Bein Sports. La chaîne cryptée a été déboutée et l’appel d’offres anticipé sur les droits de diffusion audiovisuels pour la Ligue 1 et la Ligue 2 de football, qui porte sur la période

Si tout va bien, la version 2022 de la Coupe du monde de football aura lieu en hiver (la Fifa pourrait en décider ainsi au vu des 50 degrés enregistrés au Qatar en été).

Il ne reste qu’une petite question gênante à résoudre : combien de personnes devront-elles perdre la vie pour qu’elle puisse être à la hauteur de sa réputation d’événement sportif le plus suivi de la planète ? « Il y aura plus de victimes parmi les ouvriers qui travaillent sur les chantiers des sites que de joueurs pour disputer la compétition », prédit Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI).

Kouchner, BHL, sont de ces hommes aux analyses sur les conflits légèrement différents dans les actions à mener sur le terrain des belligérants, mais correspondants a ce que j’appelle se mêler des affaires des autres et question subalterne pour le bienfait de qui ?

L’article qui suit dont il s’inspire de plusieurs informations recoupées, (dont une que vous pouvez consulter en suivant le lien « Du gaz naturel au gaz sarin… le fond du bourbier syrien » ), réaffirme nos analyses antérieures (dans ce même blog) sur la Syrie en particulier, mais aussi à tout ce qui se passe dans les pays bordant la région et auquel les USA, certains pays arabes et émirats à leurs soldes, ne sont pas étranger aux vues des intérêts et enjeux financiers. Intérêts qui font fis de la population locale prise en otage et qui n’en subissent que les effets négatifs et désastreux, face à une communauté muselée par ces enjeux auxquels ils sont (ou seront) financièrement intéressés et par voix de conséquence, contraints de laisser faire.

C’est l’approvisionnement de l’énergie qui est en jeu et les groupes financiers qui les initient aidé militairement par les états cités plus haut (et tant pis pour les pays ne voulant pas se soumettre), ne laisseront pas passer cette manne financière sans en tirer d’énormes profits.

Trois avis pour vous faire une idée personnelle de la situation en Syrie, sans oublier les intérêts géopolitiques des USA dans l’acheminement du pétrole Irakien « passant » directement en Méditerranée au lieu du très dangereux détroit d’Ormuz. MC

Depuis mai 2001, 20 % du capital de la Société nouvelle du journal L’ Humanité sont détenus par un groupe d’investisseurs regroupés dans la Société Humanité investissement pluralisme (SHIP) [1], laquelle a apporté 30 millions de francs au capital du journal et est, de ce fait, représentée à son Conseil de surveillance.

Dans « l’impérialisme est l’ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple » (1).

Aujourd’hui cette tragédie est de plus en plus évidente.