Comme chaque année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a compilé, pays par pays, les statistiques relatives aux maladies liées à l’alimentation. Le bilan pour la France est dur à avaler : « la situation est jugée stagnante (pour le moins) ou détériorée (dans la plupart des cas) ».

Pour Maria Neira de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il faut insister sur les ravages sanitaires causés par la dégradation de l’environnement

À quand une réglementation ?

Le 15 juin, la Commission européenne doit enfin publier les critères définissant les perturbateurs endocriniens. Une victoire d’étape face aux lobbys. Mais la bataille est loin d’être gagnée.

Le spectre d’Ebola rôde désormais dans nos contrées. Tant que l’épidémie restait confinée en Sierra Leone, au Liberia ou en Guinée, l’émotion suscitée en Occident demeurait limitée. Et, corrélativement, la mobilisation pour aider ces pays très pauvres à maîtriser le fléau restait faible, les laissant se débrouiller dans un désarroi sans nom. Mais avec les premiers cas apparus en Espagne ou aux Etats-Unis, le branle-bas de combat est devenu général.

Malgré des ressources extrêmement limitées et l’impact dramatique causé par les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba a réussi à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées.

Le système de santé cubain est mondialement reconnu pour son excellence et son efficacité.

1.000 personnes par jour auxquels ont diagnostique un cancer

La France détient un record des plus inquiétants : selon des données publiées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle est le premier pays au monde pour les cancers hormono-dépendants (sein et prostate) et les cancers masculins, devant l’Australie, la Norvège et la Belgique (1). Le 17 juin, André Cicolella, président du Réseau environnement santé (RES) et chercheur à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), dressait un bilan chiffré de l’incidence, de la mortalité et de la prévalence des différents types de cancer pour 184 pays, et alertait sur la situation française

Les États-Unis pratiquent un «  néolibéralisme administré  ».

Depuis la crise de 2008, l’économie des États-Unis est entrée dans une phase où l’intervention des instances centrales – le gouvernement et la banque centrale – joue un rôle accru. On observe notamment un retour des politiques industrielles, un protectionnisme caché et des politiques monétaires (du crédit) renouvelées et renforcées [1].

Réflexion. Y-a-t-il corrélation entre élevages intensifs et la perte d’efficacité des antibiotiques administrés aux humains ?

Voilà peut-être une piste à explorer !

Aujourd’hui le surpeuplement et le gavage de poissons, animaux ou volailles à des fins de rentabilité dans d’immenses fermes closes (océans, rivières, campagnes), amènent vétérinaires et producteur-éleveur à utiliser des antibiotiques. D’autre part, que contiennent exactement les pesticides répandus sur le légumes, fruits et l’eau publique ?.

Toute cette nutrition ingérée, n’est-elle pas aussi responsable de la perte d’efficacité des antibiotiques chez l’humain ? MC

C’est un paradoxe : le système de santé français considéré comme l’un des plus performants par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est aussi un des pays de l’Europe de l’Ouest où les inégalités sociales et territoriales sont les plus marquées.

Si la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a permis de réelles avancées, le bilan est très mitigé douze ans après: la démocratie sanitaire (la prise en compte et l’implication des usagers dans les décisions en matière de santé) reste largement en chantier. Or, si la santé est un pilier du pacte social des sociétés modernes, il est aujourd’hui fissuré. Dans un contexte où la crise ébranle les fondations de l’État providence, où deux tiers des Français estiment que le système de santé se détériore, et où les inégalités sociales de santé sont criantes, la démocratie sanitaire est plus que jamais un enjeu de la bonne santé de la démocratie…