Ces six dernières années, le nombre de déclarations à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour des dispositifs de géolocalisation a doublé, pour atteindre 6 852 cas en 2015.

Le Conseil national du numérique (CNNum), organe consultatif, a demandé hier de suspendre la constitution d’un mégafichier regroupant les données personnelles des Français (identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales…) pour les passeports et cartes d’identité.

Cette information a largement été diffusée dans les différents médias.

Pour autant, osons dire que l’entreprise « Boulanger » n’est pas la seule société à collationner des informations diverses et variées sur ses clients. Partout où des listes numériques sont établies -du privé aux services publiques-, il y a toujours la possibilité d’accéder et/ou de porter des observations.

Combien de ces états portent des informations intrusives, préjudiciables ; nul n’est en mesure de le dire actuellement tant le nombre de fichiers et de personnes fichées est important. C’est dans cet esprit qu’a été posté cette information en direction de ceux qui l’ignorerait encore. MC

Dans l’univers du numérique, c’est une spécificité européenne.

Depuis le 29 mai, il est possible de demander à Google de supprimer des liens comportant des informations personnelles que l’on ne souhaite pas voir diffusées.

Un simple formulaire permet d’effacer sa trace sur le site Internet le plus consulté au monde. On renseigne son nom, les liens questionnés, on télécharge depuis son ordinateur la copie numérique d’une pièce d’identité : c’est fait.