… pour se « dédouaner » de l’affaire des bijoux volés, au Louvre…
Depuis le cambriolage du Louvre, dans la galerie Apollon, le 19 octobre 2025, Rachida Dati déploie une tactique dans laquelle elle excelle : saturation de l’espace médiatique et gros bobards balancés avec un culot immense.
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Moins d’une heure après le fric-frac, la voilà sur X : « Je suis sur place aux côtés des équipes du musée et de la police. » À quoi sert-elle ?
À pas grand-chose, mais elle est là, et prend un air affairé et fort préoccupé.
Depuis, on ne cesse de l’entendre, avec le risque inhérent à cette omniprésence : se prendre les pieds dans le tapis. « Le dispositif de sécurité a fonctionné », a-t-elle assuré, tout en reconnaissant que « la vulnérabilité des musées [était] un sujet ancien ».
La présidente du Louvre, elle, a appuyé sa ministre, tout en concédant du bout des lèvres « un échec ». Voulant se défendre, Laurence des Cars a, sans le vouloir, enfoncé Dati en expliquant devant le Sénat avoir « alerté depuis 2021 sur l’état de dégradation et d’obsolescence générale du Louvre ». Dati est ministre de la Culture depuis près de vingt-deux mois…
Histoire de noyer le poisson, toutes deux se sont plaintes de cette habitude déplorable qu’à la presse de sortir des infos, en particulier ce prérapport de la Cour des comptes indiquant « un retard persistant et considérable » dans la modernisation des équipements de sécurité du musée. […]
Acculée, Dati s’en est ensuite prise aux troupes d’Hidalgo. C’est une équipe en fin de mandat, je ne vais en faire qu’une bouchée. L’édile du VIIe arrondissement a donc sorti son arme fatale : dites, et si on s’intéressait à la sécurisation extérieure du musée et à la vidéosurveillance, hein ?
Manque de bol, celles-ci relèvent des services de l’État.
Un article signé d’Anne-Sophie Mercier