Nous savons combien il est difficile d’établir ou de rétablir la vérité sur le sujet de la sécurité sociale et la branche retraite dans les conditions actuelles. Divers propos, affirmations, propositions, analyses, vérités et contrevérités occultent la réalité …. certainement à dessein. Pourtant, à lire et relire la couverture sociale française de 1945, elle « offre » la meilleure garantie de protection et de retraite possible pour une la grande majorité de la population. MC

Pour la première fois depuis 2001, le budget de la Sécurité sociale ne sera pas déficitaire en 2019. Les grands plans annoncés seront ainsi financés, au prix de gros efforts demandés au monde de la santé et aux retraités.

Les gouvernements précédents avaient promis que le forfait hospitalier et la Contribution Sociale Généralisée auraient un caractère provisoire et que les sacrifices permettraient de combler le fameux « trou » de la Sécurité Sociale.

La réponse aux situations de perte d’autonomie que vivent des millions de personnes dans notre pays est un enjeu de société important. Les réponses apportées par les gouvernements successifs se limitent aux personnes âgées et au vieillissement.

Expliquer la CSG (Contribution Sociale Généralisée) simplement est extrêmement difficile … c’est hélas en grande partie voulue par les concepteurs de cet impôt. L’explication ci-dessous ne vous sera donnée que très rarement et surtout pas dans les médias … des fois que vous compreniez de travers, l’est utile le bougre …. la preuve , … etc … etc.

Nous déplorerons que cet article ne répond pas à deux questions : Comment faire pour rétablir entre générations un meilleur équilibre des ressources et comment trouver les moyens pour pérenniser durablement notre protection sociale.

 Le 17 mai dernier, Agnès Buzyn a été nommée Ministre des Solidarités et de la Santé par le Premier Ministre Édouard Philippe. Cette professeure en hématologie, ex-Présidente de la Haute Autorité de Santé, succède à Marisol Touraine à la tête du Ministère de tutelle de la Sécurité sociale et de la santé.

François Fillon a bien pour projet une privatisation de la Sécurité sociale. Il est allé piocher ses idées dans un rapport secret du Medef et une note de l’Institut Montaigne, dont le président, Henri de Castries, est un ami proche. L’ex-PDG d’Axa pourrait devenir ministre si le candidat Les Républicains accédait à l’Élysée.

L’hémorragie industrielle et agricole qui se poursuit mine les bases de notre protection sociale et aggrave toutes les insécurités de vie. Moins de personnes au travail, ce seront moins de recettes pour les caisses de la sécurité sociale. C’est dans ce contexte qu’a jailli, à grand renfort de propagande, cette fausse bonne nouvelle de la fin prochaine du fameux « trou de la sécurité sociale ».

« La fracture sanitaire se creuse ! « , s’indigne l’association de consommateurs UFC-Que choisir, qui publie mercredi une étude sur l’accès aux soins de ville et les dépassements d’honoraires, appelant les autorités à un « changement radical de braquet ».

«La propriété privée, qui est l’institution juridique de base de notre société capitaliste, ne peut pas résoudre les problèmes du vivre-ensemble et de la survie de l’humanité. 11 faut faire prévaloir un droit pour tous à l’usage des biens et des services.»

Alors qu’entreprises et nations se livrent une compétition silencieuse mais féroce pour prendre la main, contrôler et exploiter le trésor de données sur la santé de chacun et de tous, l’introduction d’un partenariat avec l’états-unien Cisco pour former les jeunes français a de quoi inquiéter.

La branche Accidents du Travail/Maladies Professionnelles (AT/MP) de la Sécurité Sociale présente un solde excédentaire d’environ 700 millions d’euros pour 2014.

La députée Front de gauche Jacqueline Fraysse conteste l’obsolescence du modèle de protection sociale français et avance des propositions concrètes pour le réformer en le renforçant.

Ni l’État, ni les compagnies d’assurances ne peuvent s’emparer seuls du sujet. Pour répondre au défi du financement, il est nécessaire de mettre en place une logique de partenariat privé/public. [C’est l’avis du journal. MC]

La généralisation du tiers-payant est mal accueillie par les médecins libéraux, qui ont reconduit leur mouvement de grève.

Problème administratif ou symbolique, la généralisation du tiers-payant ?

En retoquant l’article premier du budget rectificatif de la Sécurité sociale, qui proposait un allégement des cotisations salariales des bas salaires, le Conseil constitutionnel vient de « réduire en cendres », le pacte de responsabilité.

L’association GEMME (Générique Même Médicament) qui réunit quinze entreprises du médicament générique a demandé au gouvernement, du fait de l’absence d’évolution de leurs bénéfices, voire d’une régression, de prendre des sanctions contre les médecins prescrivant peu de médicaments génériques.

C’est un paradoxe : le système de santé français considéré comme l’un des plus performants par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est aussi un des pays de l’Europe de l’Ouest où les inégalités sociales et territoriales sont les plus marquées.

Le Président de la République, dans son allocution télévisée a annoncé un pacte de solidarité axé sur une baisse d’impôts d’ici 2017 et, plus surprenant, une baisse des cotisations sociales payées par les salariés.

Le plus bel enseignement que « l’on peut tirer du programme du CNR, c’est I ‘extraordinaire message d’espoir qu’il laisse aux militants du futur une utopie devenue réalité. En effet, comment ces 16 jeunes, issus de tous les courants de résistance, réunis au péril de leur vie, pouvaient-ils imaginer que, le programme- d’invention sociale qu’ils allaient forger deviendrait réalité deux ans seulement plus tard dans une France qu’ils allaient libérer? » Ces mots de Stéphane Hessel soulignent la portée révolutionnaire du programmé du Conseil national de la Résistance, né il y a exactement soixante-dix ans, le 15 mars 1944.

L’assurance maladie ne couvre plus qu’à hauteur de 55 % les soins courants, c’est-à-dire les soins auxquels sont confrontés 70 % à 80 % de la population au cours d’une année. Nous assistons à une métamorphose silencieuse du système de santé, marquée par la baisse continue, pour ces soins, des remboursements de l’assurance maladie au profit des complémentaires privées. Cette évolution ne fait l’objet d’aucun débat public.

On a tendance à l’oublier mais avant la Libération, nous vivions dans une véritable hantise de la maladie et, surtout, de l’opération.

La majorité des gens n’avaient aucune assurance sociale. Et si l’hôpital survenait, c’était la catastrophe. Comment trouver l’argent pour payer l’intervention? Mon frère avait dû se faire opérer d’une péritonite. Il a fallu vendre deux vaches, la moitié de notre cheptel. Nous avons dû vivre en tirant la ficelle pendant des années.