La France est le premier pays d’Europe et le troisième mondial en ce qui concerne l’utilisation de pesticides [1]. Ce triste palmarès expose particulièrement la population aux épandages massifs de produits dits « phytosanitaires ».

Le recours généralisé aux pesticides et engrais de synthèse, provoquent des dégâts majeurs sur la santé des agriculteurs comme sur l’équilibre de l’environnement.

Ce n’est pas rassurant!

Ma cousine a épousé un arboriculteur – maraîcher qui a sa grande propriété dans la vallée du Rhône. Il cultive sur plusieurs hectares des choux fleurs et d’autres légumes, et également sur plusieurs hectares des citrouilles qu’il vend uniquement à des confituriers. Vous vous demandez pourquoi les confituriers achètent des citrouilles, eh bien pour en faire de la confiture mélangée avec des abricots…et ils peuvent écrire en toute légalité sur les pots « pur sucre, pur fruit « .

Manger sainement est devenu, en seulement quelques décennies, un véritable défi quotidien. Sous le prétexte fallacieux de « devoir nourrir tout le monde », l’agriculture est devenue un business, une production industrielle qui n’a qu’un seul objectif : le rendement maximal peu importe les conséquences et la qualité nutritive.

1.000 personnes par jour auxquels ont diagnostique un cancer

La France détient un record des plus inquiétants : selon des données publiées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle est le premier pays au monde pour les cancers hormono-dépendants (sein et prostate) et les cancers masculins, devant l’Australie, la Norvège et la Belgique (1). Le 17 juin, André Cicolella, président du Réseau environnement santé (RES) et chercheur à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), dressait un bilan chiffré de l’incidence, de la mortalité et de la prévalence des différents types de cancer pour 184 pays, et alertait sur la situation française

Alors que les dommages sanitaires et environnementaux de la chimie agricole s’amplifient, l’opposition dépasse désormais les milieux agricoles et militants pour mobiliser le public. Une pétition demande l’interdiction des pulvérisations à proximité des habitations.

En dix jours, plus de 110.000 personnes ont signé la pétition de Générations futures.

Les perturbateurs endocriniens sont partout: parabènes (conservateurs), bisphénol A, F ou S (plastiques), pesticides… La Commission européenne, qui devait présenter en décembre 2013 les critères pour les définir, puis les réglementera pris du retard. La France, de son côté, vient de publier sa stratégie nationale.