En vue des européennes du printemps prochain, Nicolas Dupont-Aignan (1) ne fait pas que les « poubelles du FN », comme l’ont accusé les lepénistes après le ralliement de 19 conseillers régionaux élus en 2015 sur des listes d’extrême droite et celui de Bernard Monot (2), l’économiste de Marine Le Pen. Il compte aussi dans ses rangs Charles Gave (3), 75 ans, président de l’Institut des libertés.

 L’union fait la force. Marine Le Pen le sait, qui a annoncé son projet de créer, et de présider, un groupe avec ses alliés de l’extrême droite européenne au Parlement de Strasbourg. À quoi servirait un tel groupe ? « À influencer plus facilement certains hauts fonctionnaires », résume Ludovic de Danne, conseiller aux Affaires européennes au Front national. Autrement dit, à bloquer plus sûrement le processus européen afin de maintenir « la souveraineté nationale contre le centralisme de Bruxelles », mais aussi pour conserver les « identités culturelles des peuples européens contre une immigration massive et une islamisation de l’Europe », a ajouté l’eurodéputé autrichien du FPÖ Andreas Mölzer.