Emmanuel Macron pense recourir à une consultation des Français, le même jour que les élections européennes. Il espère éteindre la crise des “gilets jaunes” et reprendre la main : une stratégie risquée, selon La Repubblica.

Rien pour le moment ne laisse à penser qu’à l’issue de la collecte des revendications des Français, des diverses avis des gilets jaunes, de l’étude des cahiers de doléances à disposition dans les mairies, des différents débats organisés, orchestrés soient par des élus, soient par des mouvements,… force est de constater que rien, aucun bruit de couloir ne laisse « fuiter » et ce malgré les nombreuses demandes, que le gouvernement fasse entériner ses décisions et actions pour le future, par un référendum populaire.

A force de traficoter la Ve constitution pour l’adapter chaque fois aux volontés du nouveau  président élu, cette dernière ne ressemble plus, qu’à donner tous les droits de décisions entre las mains d’une seule personne, n’est-ce pas l’expression d’un pouvoir absolu, d’une dictature ne disant pas officiellement son nom. MC

Après le vote sur l’indépendance organisée-souhaitée par la Catalogne et les incidents fomentés par le gouvernement Rajoy, les médias façonnent l’information selon leur orientation et attachement envers l’un ou l’autre des protagonistes … A vous de vous faire une opinion. MC

Si de nombreux élus, chercheurs ou militants diagnostiquent une « crise de la démocratie », le mal pourrait se révéler plus profond : l’installation rampante d’un nouveau régime politique, la gouvernance, dont l’Europe est le laboratoire.

Depuis la victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier, et a fortiori à travers la dernière séquence politique des négociations dans la zone euro, a mis en lumière la violence avec laquelle les dirigeants de l’Eurogroupe, Merkel en tête, au service de la finance, s’appuyant sur l’extrême droite et bénéficiant du silence complice des autres, a piétiner la démocratie et punir un peuple, qui a osé dire non à l’austérité.

Un événement a garder en tête … le déni de démocratie dont Sarko et sa bande plus quelques PS (matinée cochon d’inde … lire a gauche mon œil !) ont fait leur lit. MC

À peine élu, Nicolas Sarkozy s’emploiera à effacer la révolution citoyenne de 2005. Avec la complicité de responsables du PS.

Le Parlement ne joue plus aucun rôle, écrasé par la dérive monarchique et autoritaire d’un présidentialisme tout-puissant.

Au plan local: la réforme territoriale est une sorte d’infanticide, car elle est faite par des élus. Elle va instaurer des « monarchies présidentielles locales » dans les métropoles et détruire la démocratie locale, le fait communal.

Que nous réserve l’Union européenne ?

Ancien syndicaliste, aujourd’hui journaliste, Pierre Lévy a notamment tenté de répondre à cette question à travers son dernier livre, « L’Insurrection », aux éditions AEBRN. (…)  

Il nous renvoie à une inquiétante actualité et soulève une question : faut-il rester dans l’Union européenne ? Le sujet est tabou. Il mérite pourtant un vrai débat.

L’ Union européenne fait aujourd’hui le choix de l’austérité face à la crise économique mais se lance en même temps dans le sauvetage — avec des fonds publics — des banques privées qui auraient dû faire faillite à cause de leur mauvaise gestion. Est-ce vraiment la seule solution viable ?

Salim Lamrani se penche sur le cas de l’Islande, un exemple que les médias et les apprentis sorciers de la finance européenne préfèrent passer sous silence. Réseau Voltaire | Paris (France) | 18 octobre 2012 

 

Le 30 septembre à Paris contre le TSCG.

Initié par le Front de gauche, l’appel à manifester le 30 septembre s’est élargi. Il va désormais bien au-delà de ses rangs.

Et si le peuple, qui n’y était surtout pas convié, s’invitait quand même dans le débat ? L’idée d’organiser une grande manifestation populaire courait déjà depuis quelques semaines dans les milieux associatifs et syndicaux, en particulier dans les rangs du collectif L’audit de la dette. Elle a été saisie au vol par Jean-Luc Mélenchon, un jour d’été à Grenoble, aux Estivales du Front de gauche. Puis, rebondissant de réunions publiques en assemblées citoyennes, attirant autour d’elle un nombre croissant d’associations et de syndicats, roulant jusqu’à la Fête de l’ Huma, la mobilisation du 30 septembre est devenue davantage qu’un « Front du non au traité » : le « signal de départ d’une campagne nationale contre l’austérité ».

20 ans le 20 septembre que les pays Européens sont arrimés au libéralisme débridé. 20 ans que  le traité de Maastricht est ratifié, 20 ans que les salariés subissent des restrictions sur leur avantages sociaux, leurs salaires, leurs retraites, sont entrainés dans la flexibilité des boulots à la petite semaine.

Que dire de la perte de démocratie des états par une supra institution Bruxelloise; d’un libéralisme au service d’organisme bancaires et financiers agissant comme des sangsues pour le bien-être de leurs actionnaires.

Cette Europe-là exclusivement orientée pour les financiers et actionnaires, est avant tout contre les peuples. Elle annihile tous espoirs d’harmonisations des volets sociaux, des salaires, du pouvoir d’achat et des retraites. Elle divise les salariés et employés pour améliorer encore et toujours plus, la rentabilité financière des acquits de certains nantis. MC.