Si la laïcité est consubstantielle de la République, sa mise en œuvre pleine et entière, au sens où elle place avant tout l’égalité des droits entre les citoyens, et donc se trouve au cœur des enjeux sociaux, résulte de choix politiques. « Il y a dans notre société trop d’inégalités et d’injustices et ce n’est pas la République en tant que principe qui est en cause », indique une députée de la république de gauche, lors de son audition devant la Commission laïcité, le 19 septembre 2003.

Jean Jaurès se situe dans la lignée de Victor Hugo, croyant en Dieu sans être d’aucune église, sensible aux souffrances du peuple, qui en 1850 s’opposait à la loi Falloux livrant enseignement au clergé.

Le meurtre d’un nourrisson palestinien, brûlé vif vendredi lors d’une attaque de colons, a été condamné largement en Israël. 
Mais seule une partie de l’opposition met clairement en cause la politique de colonisation menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Pourquoi un ancien président de la République, à la tête d’un parti rebaptisé Les Républicains, signe-t-il un texte opposant clochers et minarets, catholiques et musulmans ?

Henri Peña-Ruiz, maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, ancien membre de la commission Stasi qui a donné lieu à la loi sur le port ostensible de signes religieux à l’école, il travaille sur les questions de laïcité et de justice sociale.

Le combat pour l’égalité n’est pas vain !

Le rapport de la France avec ses citoyens musulmans est certainement l’un des défis les plus importants qui se dresse devant nous. Il risque, pour le meilleur ou pour le pire, d’être un enjeu majeur des élections de 2017. Il est essentiel et déterminant, tant pour les équilibres internes de la société française que pour la place de notre pays sur l’échiquier mondial.

… explique Élisabeth Badinter, philosophe et féministe, estime « absolument nécessaire » la proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs.

Les premiers débats scolaires de la République française date de (1792-1793)

La liberté de conscience est parmi les tout premiers fondements de notre République. Les débats de l’époque portaient comme aujourd’hui sur le rôle de l’école pour la faire triompher.

Les Français portent un jugement plus sévère sur les quartiers populaires. Ils sont ainsi plus nombreux qu’il y a cinq ans à les associer à des images négatives telles que la délinquance (pour 92 % des personnes interrogées), le chômage (94 %) ou l’assistanat. La proportion de ceux qui pensent qu’on en fait trop pour les plus démunis et les banlieues progresse de 11 %.

Défense de la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’état !

Abrogation de la loi Debré !  Non à la division ! Non à la diversion !

La loi de 1905, et particulièrement son article 2, interdit tout financement public des cultes. Or, la Libre Pensée a établi, sans qu’aucune contestation n’ait pu être émise, que chaque année

On se frotte les yeux. On relit, une fois, deux fois, trois fois. On se dit que c’est un pastiche, une plaisanterie, une facétie, une blague, un faux, une bouffonnerie, je ne sais quoi encore.

Rappelons aussi que l’affirmation fausse et mensongère que l’Islam n’était pas présent sur le territoire de la République en 1905 ne repose que sur une lecture révisionniste de l’Histoire.

En 1905, il y avait 3 départements français en Algérie qui regroupaient 10 millions de musulmans, soit le double d’aujourd’hui en France.

Rififi dans la majorité gouvernementale : l’examen par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi du PRG sur l’extension de l’obligation de neutralité pour les structures privées accueillant des mineurs, sera finalement reporté au 11 mai. Mais nullement abandonné !

Depuis peu de temps, des élus ont redéposé un projet de loi sur les mamans (portant un foulard) qui accompagnent leurs enfants dans les sorties scolaires ; la relance du débat sur le voile à l’université ; et la déclaration de Sarkozy disant : « on est contre le foulard parce qu’on est pour l’égalité ».

La République devrait faire de la petite enfance et de la jeunesse une grande priorité nationale.

Elle doit faire éclore un nouvel âge de la démocratie. On ne peut rester dans ce système de monarchie républicaine doublée des oukases bruxellois qui bouche tout avenir et pousse les extrémistes de droite.

S’il condamne fortement la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) et la montée de l’antisémitisme en France, le président de Ligue des droits de l’Homme, Pierre Tartakowsky, met en garde contre les discours qui ont tendance à « communautariser » les Français de confession juive.

La lutte contre l’obscurantisme et les réseaux sectaires n’est pas, comme le souligne ce matin le premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, « une bataille entre l’Islam et l’Occident. Ce n’est pas une bataille entre musulmans et non-musulmans. »

C’est d’abord une lutte contre les réseaux criminels et mafieux dont il faut démanteler aussi bien les filières de recrutement que de financement et d’armements. C’est ensuite la lutte contre un mouvement sectaire qui se nourrit des errements et des erreurs des politiques extérieures de pays comme la France, engagée dans une coalition militaire sous commandement américain qui porte depuis des décennies la responsabilité de la déstabilisation au Proche et Moyen-Orient.

Les soutiens de ces réseaux sont connus, certains États complaisants, alliés ou membres de l’OTAN, ont favorisé et continuent de favoriser leur développement – la France et l’Europe doivent mettre un terme à cette hypocrisie.

L’INFLUENCE DE LA RELIGION SUR LE STATUT DES FEMMES

La place occupée par la religion dans le champ politique n’a cessé de s’affirmer ces dernières décennies. Certes, les pratiques religieuses ont régressé dans plus d’un pays (notamment en Europe occidentale), mais elles ont tendu à s’amplifier à l’échelle mondiale, en lien direct avec la victoire du modèle néolibéral.

En effet, si la sortie de la guerre froide a suscité davantage d’attention vis-à-vis de la démocratie, des droits humains et des droits des femmes en particulier, on a assisté dans le même temps à un accroissement des inégalités économiques et sociales, qu’il s’agisse des écarts de revenus ou des taux de pauvreté.

La confusion entre islam et islamisme n’a jamais totalement cessé de sévir. Plusieurs spécialistes de l’islam agissent, à différents niveaux, pour sortir des lectures orthodoxes ou tronquées du Coran. Faire triompher de nouvelles interprétations ne peut faire selon eux l’économie d’une réforme.

Encore une étude sur le terrorisme, une de plus me direz-vous, c’est vrai, mais toutes les théories sont à lire pour se faire une idée précise, comprendre la genèse, les buts, et ainsi mieux condamner la montée de ces mouvements extrémistes et guerriers. MC

« Charlie » n’est pas un bloc.

Il est vivant, donc conflictuel. Le journaliste Philippe Lançon, rescapé de la tragédie du 7 janvier, a relaté cette incroyable engueulade en conférence de rédaction entre le dessinateur Tignous et … (A suivre)

Quotidiennement, les grands média abordent le sujet, s’emploient à forger les opinions et n’hésitent pas à orienter les réactions du public.

Alerte : apparition soudaine d’un phénomène médiatique à l’ampleur incontrôlée qui provoque peurs et fantasmes irrationnels…

Non, nous n’allons pas parler du virus Ebola mais du djihadisme.

Il devient de plus en plus difficile de nier que l’islamophobie se développe en Europe. De l’attaque contre des mosquées en Suède aux manifestations de « bons allemands » tous les lundis contre une prétendue invasion musulmane, chaque jour les preuves s’accumulent.

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a consacré l’introduction de son rapport sur l’année 2013 à expliquer pourquoi elle acceptait finalement le terme d’islamophobie, ce que la plupart des grands médias se sont gardés de reprendre.

Il est temps de finir l’année avec un sujet qui aura beaucoup fâché et mis en ébullition plusieurs têtes bien pensantes, attachées pour « principe » à la liberté de penser. MC

Au travers de trois ouvrages, l’un des principes fondateurs de la République est passé au crible de la critique.

À ceux ayant manifesté leur désaccord – pour moi à juste titre – sur l’édification de crèche dans les lieux publics, avant d’élever de véhémentes protestations et afin d’accepter le principe de tolérance la plus extrême, devant le choix cultuel et culturel de chacun en respect du pluralisme des cultes sur notre territoire, appliquons la laïcité rien que la laïcité.

Oui mais alors, que faire de notre calendrier judaïque commençons par supprimer justement Noël, Mardi Gras, Pâques et son lundi, l’Ascension, la Pentecôte, le 15 août, la Toussaint et tous les congés fériés qui s’y rapportent ? Ce seront une nouvelle fois les employeurs qui seront content. MC