Alors que se tient le sixième round de négociations sur le traité transatlantique entre Bruxelles et Washington, le commissaire européen au Commerce a été contraint hier (15 juillet 2014) de s’expliquer devant des eurodéputés, critiques quant à son contenu et à l’opacité des pourparlers.

Pour défendre et promouvoir l’accord transatlantique de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis (TTIP), l’ambassade américaine à Berlin a lancé un concours d’idées, rémunérées entre 5 000 et 20 000 euros.

Une initiative maladroite qui a renforcé, à l’inverse, les réactions de défiance.

C’est l’un des rares sujets qui montent dans cette campagne européenne guère envahissante : le partenariat de libre-échange transatlantique. Un accord, désigné sous une batterie d’acronymes – Tafta, TTIP, PTCI, GMT (1) – que Les Etats-Unis et l’Union européenne ont commencé à négocier à l’été 2013. Ces discussions menées à Bruxelles et à Washington, se déroulent-elles dans notre dos ou nos politiques peuvent-ils reprendre la main ?

L’enjeu du Traité est aussi crucial que complexe : la constitution d’un immense marché représentant 40% du PIB mondial et 800 millions de consommateurs, régi par des normes communes – sanitaires, environnementales, sociales, techniques, de sécurité.