Comment se mettre à dos en même temps les représentants des cultes, les athées, les francs-maçons et autres tenants de la laïcité ?

Le gouvernement est en passe de réaliser cet exploit avec son projet de réforme de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, censé marginaliser les islamistes intégristes.

Un projet de loi doit faire réagir, la laïcité c’est le libre choix pour tous d’appartenir ou non à un culte, c’est le vivre ensemble sans polémique stérile, sans obligation

“Intolérances, communautarismes, islamisme radical, xénophobie identitaire, menaces sur l’égalité entre hommes et femmes, paix civile fragilisée, la situation est grave. La société française est en crise.

L’élection présidentielle doit replacer la laïcité au cœur de la République.

Chacune, chacun est libre de ne pas adhérer à cet article, mais pour le moins il essai d’analyser la question du « côtoiement » des différentes religions face a la laïcité – seule vectrice d’intégration et de vivre ensemble. MC

Tout devait être plus clair. Tout est plus confus. Les polémiques furieusement ridicules suscitées par le guide de la laïcité de l’Association des maires de France (AMF) montrent que des décennies de dérives ne se rattrapent pas avec de simples mises au point pédagogiques. Aussi justifiées soient-elles.

Si la laïcité est consubstantielle de la République, sa mise en œuvre pleine et entière, au sens où elle place avant tout l’égalité des droits entre les citoyens, et donc se trouve au cœur des enjeux sociaux, résulte de choix politiques. « Il y a dans notre société trop d’inégalités et d’injustices et ce n’est pas la République en tant que principe qui est en cause », indique une députée de la république de gauche, lors de son audition devant la Commission laïcité, le 19 septembre 2003.

Rappelons aussi que l’affirmation fausse et mensongère que l’Islam n’était pas présent sur le territoire de la République en 1905 ne repose que sur une lecture révisionniste de l’Histoire.

En 1905, il y avait 3 départements français en Algérie qui regroupaient 10 millions de musulmans, soit le double d’aujourd’hui en France.

Le Haut Comité à l’Intégration, qui est politiquement actuellement en situation de coma dépassé, a cru devoir, une nouvelle fois, jeter une pierre antimusulmane dans le jardin de son strabisme « laïque ». Pour le HCI, tout ce qui peut ressembler à un palestinien, arabe, musulman doit être vilipendé et voué à la Géhenne. Coutumier du fait, l’action du HCI ne vise visiblement pas à trouver des solutions, mais plutôt à favoriser les affrontements communautaristes. C’est pourquoi, la Fédération nationale de la Libre Pensée l’a dénommé à plusieurs reprises « le Haut Conseil à la désintégration républicaine. »