Tandis que le garde des sceaux Éric Dupond-Moretti, en conflit avec les personnels de justice, inscrit ses réflexions d’ancien avocat pénaliste dans un projet de loi hétéroclite, la France consacre toujours aussi peu d’argent à sa justice.

Plus de dix ans après le scandale autour de ce médicament, la firme pharmaceutique a été condamnée, lundi, pour « tromperie aggravée » et « homicide involontaire ». Soulagées, les victimes espéraient néanmoins plus de sévérité.

D’un côté, des éoliennes qui valent des millions d’euros, implantées sur un site de l’Hérault. De l’autre, un seul malheureux couple d’aigles. Et à cause de ce couple, les éoliennes devront être carrément démolies ! C’est le récent jugement du tribunal de Montpellier, au motif que les promoteurs n’ont pas tenu compte de l’impact des machines sur ces rapaces protégés.

Il émane du Blog Hélène Romano – Titre : « Nouvelle loi sur le consentement ou de l’art du divertissement manipulatoire » Lu dans le blog générale de Médiapart. Source (apparemment lecture libre)

Comme tous les avis donnés « à titre personnel », il n’engage que leur auteur. Le fait de « rebloquer » cet avis n’implique absolument pas directement voir indirectement l’attitude ou pensée de l’administrateur. Juste un avis afin de se faire une idée, parmi d’autres. MC

Chaque année, en France, trois cent mille mineurs sont victimes d’agressions sexuelles. Depuis dix-sept ans, le juge des enfants, désormais coprésident de la commission Inceste et violences sexuelles faites aux enfants, regarde en face ces violences que beaucoup préfèrent ne pas voir.

Le parquet national financier nancier (PNF) se félicite d’avoir remporté la première manche d’un match contre Nicolas Sarkozy et son équipe de défense, qualifiée de « machine de communication» qui «a déconstruit la réalité de l’audience » par le patron du PNF, Jean-François Bohnert (« Libé », 12/2).

Belle énumération des faits, belle sanction sans doute très en deçà de celle qui aurait été prononcée à l’encontre d’un quidam… et puis bien évidemment l’affaire n’est pas à son terme… il reste, et restera, des recours… le tout est d’avoir du fric pour ester sans calculer la fin du mois… Triste justice a deux vitesses. MC

Bafouer l’égalité des peines en matière de jugement, a toujours été (hélas) un avantage d’entregent de la noblesse, des politiques, des néo nantis… L’équité, comment voulez-vous l’expliquer à certains contrevenants, de leur condamnation lourde assortie de peine de prison pour avoir volé quelques nourritures pour survivre ou aider quelques migrants à passer la frontière.

Dans toute salle d’audience, il y a un espace vide, juste au-dessous de la cour, qu’on appelle « la barre ». C’est là que viennent les témoins et les avocats : c’est là que se tient la parole. Je n’ai cessé, durant les deux mois et demi qu’a duré ce procès, de contempler cet espace blanc, de fixer cette barre.

Le gouvernement veut continuer à vider de sa substance la grande loi sur la liberté de la presse et la liberté d’expression du 29 juillet 1881. Elle est pourtant au fondement de notre démocratie et constitue la traduction législative de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.

Lactalis et son patron Emmanuel Besnier, n’avait pas digéré un article du « Canard (9/1/19) détaillant les découvertes des enquêteurs dans l’affaire des laits en poudre pour nourrissons contaminés à la salmonelle …

D’un côté, l’idéologie sécuritaire augmente la répression que subissent les classes populaires. De l’autre, police et justice se désintéressent de la criminalité des puissants, qu’il s’agisse de représentants de l’État ou d’intérêts privés.

Le monde est dangereux, et nous en sommes de plus en plus conscients, qu’il s’agisse de dangers concernant l’ensemble de la planète comme le changement climatique ou le risque nucléaire, ou menaçant plus particulièrement les êtres humains, comme les crises sociales, le désastre humanitaire des migrations forcées, les crises financières… ou le terrorisme.

Décidément du côté de Nice les pratiques délictueuses d’un Jacques Médecin (1), (bien que depuis longtemps décédée), persistent dans cette ville et ce département, au travers d’autres indélicats personnages … et ce n’est pas un Christian Estrosi, ou Éric Ciotti, qui changeront et « purifieront les affaires » litigieuses de ce département.

Les trois magistrats de la chambre sociale de la Cour de cassation qui ont eu les honneurs du « Canard » pour avoir un peu mélangé les genres (lire l’ajout en fin d’article) n’ont vraiment pas de bol. A quelques mois près, ces dégourdis auraient pu rester anonymes et passer entre les gouttes.

Les responsables à la tête des états du monde entier, (sans qu’ils soient pour autant exempt de reproches eux-mêmes), ont été affranchies des « affaires de corruptions Sarkoziennes » qui, il faut le savoir, ne sont pas uniquement en rapport avec les affres libyennes. Mouammar Kadhafi et la guerre fomentée par BHL en Libye (avec la connivence du locataire Élyséen d’alors), n’est qu’une partie des tergiversations collant à l’entourage de l’ex-président et de sa personne et même avec toutes les « présomptions » d’innocences habituelles rabâchées par les journaleux d’une part et d’autre part qu’il faille laisser la justice faire son travail …

… la besace est bien chargée et donner l’ordre de son bureau n’est pas se rougir directement les mains, ni gonfler les poches de biffetons … fussent-elles revolver. MC

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon (…) ont etudiés pour Les Inrocks le cas François Fillon, le candidat Les Républicains à la Présidence de la République, qui après avoir joué les Monsieur Propre se retrouve englué dans plusieurs affaires embarrassantes qui minent sa campagne.

C’est une déposition sans précédent, qui transforme le dossier Kerviel en un scandale Société générale. La commandante de police chargée de piloter cette affaire à la brigade financière a raconté au juge d’instruction Roger Le Loire les dysfonctionnements rencontrés lors de ses enquêtes, menées entre 2008 et 2012. Son témoignage fait basculer le dossier et ne peut que forcer la justice à rouvrir l’enquête. (Extrait)

J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises le cas de Georges Ibrahim Abdallah, notamment dans Le Monde diplomatique (avec Marina Da Silva, « Georges Ibrahim Abdallah, un prisonnier politique expiatoire », mai 2012). Il entame, demain 24 octobre 2013, sa trentième année d’incarcération.