Disqualifié…

Une étude par la défenseure des droits le 9 avril 2025 montre que la police a recours à des stratégies d’« éviction de l’espace public parisien » de certaines catégories de populations qualifiées comme « indésirables », sur la base de leur « âge, genre, assignation ethno-raciale et précarités économiques » (le monde, 10/04).
Les deux autrices du rapport ont notamment enquêté sur 19 cas concernant des jeunes « âgées en moyenne de 20 ans » qui se trouvent souvent en situation de vulnérabilité. Ces jeunes, souvent issus de milieux défavorisés, subissent non seulement la répression policière, mais également une stigmatisation sociale qui les marginalise encore plus.

Ils totalisent à leur actif 716 amendes et doivent à l’État plus de 220 000 € pour des infractions mineures, ce qui soulève des questions éthiques et juridiques sur la disproportion entre les sanctions imposées et la gravité réelle des faits reprochés.

Ce phénomène soulève d’importantes préoccupations concernant le respect des droits de l’homme et l’égalité devant la loi, alors que ces jeunes se battent déjà contre des conditions de vie précaires qui compliquent leur accès à l’éducation et à l’emploi.

Rappelons que Bolloré a bénéficié d’un cadeau fiscal de 320 millions d’euros correspondant à de pénalités juridiquement établies. Ce « effacement » colossal, accordé à un acteur du secteur économique, semble favoriser des pratiques avantageuses au détriment de la justice fiscale.
En outre, cette décision suscite des débats parmi les économistes et les politiciens, qui soulignent l’impact potentiel sur les finances publiques et la perception de l’intégrité du gouvernement.
Cela met également en lumière les déséquilibres existants dans le traitement des grandes entreprises par rapport aux citoyens et petites et moyennes entreprises, qui peinent souvent à survivre.

Faut-il croire à la fameuse justice à deux vitesses, tant fiscale que juridique ?


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