Quand Julie Mélichar raconte les neuf jours éprouvants qu’elle avait passés sur l’Aquarius entre le 9 et le 17 juin. Après le refus de l’Italie et de Malte de l’accueillir, le navire humanitaire affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) a été contraint d’errer au milieu de nulle part, sans savoir pour combien de temps, chargé de 629 migrants tout juste sauvés d’une mort certaine.

Toutes les associations caritatives, ludiques ou sportives souffrent hélas d’un manque de bénévoles encadrants responsables d’activités, une situation qui n’est pas sans relation avec l’individualisme régnant, le chacun pour soi, le rejet de l’autre hélas constater dans la société actuelle.

 Les effets des violences conjugales sur les enfants sont très graves. Je me souviens particulièrement d’une audience; le mari et père entendu a fini par reconnaître qu’il frappait son épouse. Puis, avec un ton interrogatif, il a déclaré: « mais les violences concernent ma femme, cela ne concerne pas mes enfants ? »

Nous vivons une […] époque de transition indécise : d’une part, un bouillonnement d’initiatives de citoyens engagés dans des actions de solidarité et de protection de l’environnement, d’entrepreneurs (associatifs, coopératifs, mutualistes, artisanaux) conjuguant des finalités économiques et sociales, et d’autre part, un malaise persistant, des effets trop modestes de ces initiatives.

Perte d’un emploi suivi d’une longue période de chômage; accident du travail qui provoque un handicap ; famille éclatée après la séparation des parents, pension de retraite insuffisante, notamment à la suite du décès de l’un des conjoints ; longue maladie… Souvent, une de ces ruptures est le premier maillon d’une chaîne de coups durs et d’« accidents de la vie » pouvant faire basculer dans la précarité, voire la pauvreté.

En cet été 2017, le gouvernement a décidé de baisser drastiquement le nombre de contrats aidés, ces emplois subventionnés officiellement destinés à insérer dans le marché du travail les personnes qui en sont les plus éloignées — jeunes, non-qualifiés, chômeurs de longue durée.

« Je me suis fait avoir deux fois dans ma vie : quand j’ai cru que le ministère de la culture allait me donner de la thune pour libérer les gens par le théâtre et quand j’ai cru que la politique de la ville allait m’en donner pour faire une révolte. Mais ils ne vont pas nous donner de l’argent pour les décapiter ! »

(…) Après le cafouillage géant du ministre Blanquer sur la mise en place des CP à 12 dans l’éducation prioritaire, voici que l’organisation du retour en classes se heurte à la philosophie comptable du gouvernement et à ses recherches d’économies de bouts de chandelle. (…)

Comment tisser des liens dans une société où coexistent quatre, voire cinq générations ? Où les grands-parents peuvent davantage qu’autrefois accompagner leurs enfants jusqu’à l’âge adulte, mais où les mutations familiales et professionnelles distendent les liens entre les différents groupes d’âge ?

Contre l’ordre actuel, deux types de combats se côtoient, parfois rivalisent. La propagande par le fait recherche une prise de conscience morale et politique. Elle a recours à des techniques spectaculaires, souvent individuelles, mais peine à maintenir l’élan initial. Moins en vogue, l’organisation privilégie un travail de longue haleine, plus collectif, moins ludique. Il arrive pourtant que ces deux fleuves se rejoignent.

Cette information a largement été diffusée dans les différents médias.

Pour autant, osons dire que l’entreprise « Boulanger » n’est pas la seule société à collationner des informations diverses et variées sur ses clients. Partout où des listes numériques sont établies -du privé aux services publiques-, il y a toujours la possibilité d’accéder et/ou de porter des observations.

Combien de ces états portent des informations intrusives, préjudiciables ; nul n’est en mesure de le dire actuellement tant le nombre de fichiers et de personnes fichées est important. C’est dans cet esprit qu’a été posté cette information en direction de ceux qui l’ignorerait encore. MC

«Aucune stratégie de répartition des richesses n’a été mise en place: ni augmentation des crédits à l’agriculture, ni distribution des terres arables, ni apport de revenus de complément aux familles.

Fournir des ressources supplémentaires aux personnes les plus pauvres […] permet pourtant une diminution massive du dénuement »

Roft Traeger économiste à la commission des Nations Unies pour le commerce et développement.

Avec son humour et son courage, Nadia Remadna refuse la fatalité des banlieues, qui conduit trop de gamins dans l’impasse. Plutôt que de s’en remettre aux pouvoirs publics défaillants et aux politiques qui « rançonnent les banlieues », elle a créé « la Brigade des mères ».

Et ça marche ! Portrait.

Les inégalités se creusent de manière vertigineuse. Les rapports marchands colonisent des territoires pourtant longtemps préservés, de l’éducation à la santé, de la culture à l’environnement. De prétendus critères de rentabilité s’imposent désormais à tous les services publics. Tandis que les formatages publicitaires prolifèrent, la compétition et l’esprit d’entreprise sont des objets de culte à vénérer. Les solidarités sociales se détruisent sous l’effet d’une mise en concurrence généralisée.

… explique Élisabeth Badinter, philosophe et féministe, estime « absolument nécessaire » la proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs.