Ou comment croire après lecture à de telles âneries de la part de certains quotidiens plus « soucieux » d’accroitre leurs ventes (donc garnir les portefeuilles des actionnaires et dirigeants), que de respecter « à la lettre » l’info, quitte à confectionner de fait, des Fake News. MC

 […] Dans son essai Jupiter et Mercure, le pouvoir présidentiel face à la presse, l’historien Alexis Lévrier retrace plus de soixante ans de relations passionnelles, souvent difficiles, parfois violentes entre les présidents de la Ve République et les journalistes.

Les grandes plateformes numériques ont acquis une place prépondérante dans la diffusion et la production de l’information.

  • Ces plateformes sont-elles des médias à part entière ?
  • Comment interviennent-elles dans le débat public ?
  • Ont-elles une ligne éditoriale, voire politique ?

Relire Brecht dans cette période ne serait pas un mal. Il y a dans l’air malsain élyséen, quelques bruits de couloir voulant une censure des médias… serait-ce une suite logique aux déploiements excessifs de la force publique, de la nouvelle loi restreignant les libertés de manifester qu’est évoquer la volonté de ne diffuser QUE la bonne parole gouvernementale. N’allons-nous pas vers une dictature soi-disante « démocratique » ? MC

Pas un jour ne passe sans que le débat public ne soit phagocyté par une basse polémique de haute intensité. Elle ne porte ni sur les moyens de garantir un travail à chacune et chacun, ni sur les mesures nouvelles à mettre en œuvre pour augmenter le pouvoir d’achat des familles populaires. Non ! Il s’agit de la propulsion des propos abjects d’un obscur rappeur, ceux d’un chroniqueur qui, après avoir demandé d’assassiner Maurice Audin une seconde fois, lance la chasse aux prénoms, de la mise en avant par le manège médiatique d’insultes envers des policiers ou les bagarres à mort entre bandes rivales.

A priori beaucoup de refus du côté des encartés de gauche –notamment membres du PS- pour entrer dans le nouveau gouvernement et c’est bien normal à partir du moment où Emmanuel 1er a confirmé qu’il ne changerait pas sa ligne politique – autrement dit qu’il confirmerait son attrait pour les orientations libérales qui ne sied nullement au développement d’une démocratie égalitaire. MC

Après avoir été confortablement élu à la présidence de la République avec le concours de la quasi-totalité des médias français, M. Emmanuel Macron exige que sa majorité parlementaire lui concocte une loi contre la diffusion de « fausses informations » en période électorale. Peut-être prépare-t-il déjà sa prochaine campagne.

Je suis loin d’être un lecteur assidu du blog « l’Opinion » mais j’avoue a ce texte une certaine vérité qui au demeurant, ne couvre que la rubrique des faits divers et n’engage en rien vers une position pour ou contre le décrit. Quoi qu’il en soit sa lecture n’incitera pas l’observateur à prendre un avis tranché, sur les sujets exposés … me semble-t-il. Oserais-je dire un article pour ne rien dire, bah, … oui … mais ça noircit des lignes ! MC

Ce 3 avril 2018, premier jour de la grève des cheminots, la même image tourne depuis des heures sur BFM TV : celle d’un quai de gare bondé, barrée d’une flèche rouge désignant une « passagère poussée sur les voies ». Le présentateur interpelle un représentant de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) : « Vous avez vu les scènes de pagaille qu’on a montrées ! Ça ne pourra pas durer trois mois comme ça ! » Il va y avoir des morts !

Parce que je suis absent ce jour, visite de Marseille et du Mucen oblige, vous trouverez tout au long de la journée un long et intéressant (me semble-t-il) article signé de Frédéric Lordon sur les médias, que j’ai volontairement coupé en 3 tronçons à la vue de sa longueur.

Bonne lecture. MC

Note cet article aurais-du paraitre jeudi 31 Mai, mais une erreur  … Veuillez accepter mes excuses …

Nous publions, avec l’accord de l’auteur, un article d’Alain Garrigou publié sur son blog sous le titre « Johnny et l’irréalité ». Il revient sur la couverture médiatique de la mort du chanteur à succès.

Il n’était pas question de traiter le sujet « à chaud » mais avec le recul, il semble que la réflexion sur cet événement soit salutaire, surtout qu’il prit bien de l’espace médiatique et contribua a quelques revenus financiers – MC

La mort de Johnny Hallyday a déclenché une vague médiatique à la hauteur des événements les plus dramatiques. Le 6 décembre 2017, les commentaires en boucle coupés par les directs, les témoignages de proches et les micro-trottoirs des fans se succédèrent sans discontinuer sur toutes les ondes : chaînes d’info… en continu, immédiatement suivies par les chaînes d’info générales puis par la presse écrite.

Depuis la défaite de Mme Hillary Clinton à l’élection présidentielle, [comme la victoire « surprise » de Fillon a la primaire du LR, en France- MC] les chefferies éditoriales de New York, Londres ou Paris découvrent une effarante vérité : les médias mentent. Pas eux, bien sûr : les autres. (…)

Grosse question après les « ratés » mondialement connus en matières prévisionnels et analytiques. Journalistes, organismes de sondages, experts en tous genres, officiants dans les médias écrits, parlés, audiovisuels, sont-ils de plus en plus à côté de la plaque – Ci-dessous, une analyse de Frédéric Lordon ! MC

Le mot a en effet pris un caractère suranné [1], si étroitement associé aux pratiques des régimes totalitaires qu’on ne voit rien dans les démocraties qui ressemble à ces mises en condition sommaires des esprits à coups de slogans simplistes assénés par haut-parleurs. C’est entendu, aujourd’hui, on fait de la communication.

Autrement dit, la propagande – car qui aurait cru que cela n’existât plus ? – est mise en œuvre dans la dénégation. Si elle apparaît, elle perd tout ou partie de son efficacité. Il a donc fallu trouver d’autres formules pour obtenir le consentement.

La propagande des pays démocratiques doit ainsi sacrifier aux critères des pays démocratiques.