Un marché commun pour marginaliser la Chine

Signé en Nouvelle-Zélande le 4 février 2016, mais pas encore ratifié, le traité transpacifique constitue l’une des pièces maîtresses du « pivot asiatique » entamé par l’administration Obama en 2011.

L’opposition à ce traité a animé les campagnes de MM. Bernie Sanders et Donald Trump. Au point que Mme Hillary Clinton a dû s’en désolidariser.

TransatlantiqueImagine-t-on des multinationales, traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer —et obtenir !— une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice?

Les États-Unis pratiquent un «  néolibéralisme administré  ».

Depuis la crise de 2008, l’économie des États-Unis est entrée dans une phase où l’intervention des instances centrales – le gouvernement et la banque centrale – joue un rôle accru. On observe notamment un retour des politiques industrielles, un protectionnisme caché et des politiques monétaires (du crédit) renouvelées et renforcées [1].

Les discussions autour du projet commercial transatlantique se sont longtemps tenues dans le plus grand secret, suscitant de légitimes inquiétudes…