Dans un article titré « Les journalistes ne savent-ils poser que des questions de droite ? » le blog du Monde Diplomatique (accès libre) , ouvre un débat qui ne saurait en être un dans la mesure où l’ « establishment » est derrière les intervieweurs !

Essayiste, Aminata Dramane Traoré est l’ancienne ministre de la Culture du Mali. Elle se porte candidate au poste de secrétaire générale de l’Organisation des Nations unies, pour réformer une organisation qui, à l’instar de ses états membres, s’est « libéralisée et a perdu son âme ».

Jusqu’où est prêt à aller le Fonds monétaire international (FMI) pour imposer ses vues sur le règlement de la question grecque ? Peut-être jusqu’à pousser la Grèce à la faillite, si l’on en juge par la lecture de la conversation de deux responsables de l’organisation internationale révélée par Wikileaks le 2 avril.

Alors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930, les principaux partis de gauche semblent muets, embarrassés. Au mieux, ils promettent de ravauder le système. Plus souvent, ils cherchent à prouver leur sens des responsabilités en recommandant eux aussi une purge libérale. Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ?

Le temps des colères

Sur fond de crise économique persistante dans la plupart des pays occidentaux, l’émergence de nouvelles forces contestataires témoigne d’une grande impatience politique. Elle se transforme souvent en colère. (…)

Il y a bientôt des élections au Portugal, il ne faudrait surtout pas que ce pays glisse a gauche du côté de ceux qui veulent changer le traité européen, le FMI veille, grosses entreprises et fortunés, actionnaires, n’ayez pas trop d’inquiétudes, il fera TOUT pour ne pas renouveler l’affaire grecque.

Humour très noir ! MC

C’est peu dire que les dernières propositions des créanciers de la Grèce, mises en ligne dimanche 28 juin sur le site Internet de la Commission européenne, suscitent les critiques. Patrick Artus, le chef économiste de Natixis, qu’on ne peut soupçonner d’être proche de Syriza – le parti grec de la gauche radicale, au pouvoir à Athènes – résume assez bien la pensée dominante :  » Aucun économiste sérieux ne peut avaliser ce plan mal fichu et très déraisonnable « , a-t-il déclaré, lundi 29 juin, au Monde.

TransatlantiqueImagine-t-on des multinationales, traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer —et obtenir !— une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice?

Le spectre d’Ebola rôde désormais dans nos contrées. Tant que l’épidémie restait confinée en Sierra Leone, au Liberia ou en Guinée, l’émotion suscitée en Occident demeurait limitée. Et, corrélativement, la mobilisation pour aider ces pays très pauvres à maîtriser le fléau restait faible, les laissant se débrouiller dans un désarroi sans nom. Mais avec les premiers cas apparus en Espagne ou aux Etats-Unis, le branle-bas de combat est devenu général.

Parler d’affaires putrides – UMP aujourd’hui, d’autres formations ou élus hier – occulte un certain nombre de sujets concernant nos vies quotidiennes.

Pourtant en France chômage et petits boulots précaires, règnent. Au résultat un très (trop) grand nombre de personnes survivent très mal de leurs subsistes sans grand espoir de sortir du tunnel, sont au seuil de la malnutrition et ne parlons pas de l’hébergement cher et dégradé. MC