Le sort de Julian Assange, tout comme celui de Chelsea Manning ou d’Edward Snowden, dépasse sa personne, ses fautes ou ses erreurs. Ce que la puissance américaine et ses alliés étatiques veulent lui faire payer, c’est d’avoir ouvert la voie à une nouvelle utopie démocratique dont l’arme pacifique est le droit de savoir.

« À l’échelle planétaire, les inégalités d’accès à Internet- ce que l’on appelle «  fracture numérique » » sont profondes (…). Quatre milliards de personnes dans le monde n‘ont aucun accès à Internet et près d’un demi-milliard vit dans des zones qui ne reçoivent pas de signaux mobiles. »

Lectrices, lecteurs comprendre l’enjeu des récupérations de données numériques et ce qu’elles impliquent dans leurs utilisations et transformations, pourraient vous alarmer a juste raison. Pourtant dans ce lots d’informations « volées a notre insu » certaines pourraient non seulement nous aider à vivre mais « offrent » aussi un confort de vie. Reste à déterminer si cette captation numérique sert les humains « lambda » et à qui elles profitent. MC

Alors qu’entreprises et nations se livrent une compétition silencieuse mais féroce pour prendre la main, contrôler et exploiter le trésor de données sur la santé de chacun et de tous, l’introduction d’un partenariat avec l’états-unien Cisco pour former les jeunes français, a de quoi inquiéter.

Les dernières révélations d’Edward Snowden sur le piratage du fabricant de cartes SIM Gemalto (1) par les agences de renseignement américaine et britannique ont coïncidé avec la sortie de Kingsman : services secrets. Dans ce film parodique, un milliardaire inonde le monde de… cartes SIM gratuites donnant un accès illimité aux communications. Auréolé de l’Oscar du meilleur documentaire, Citizenfour, le récit des débuts de l’affaire Snowden, sort mercredi dans les salles françaises. Encore une histoire d’espionnage américano-britannique. Mais qui n’a rien d’une comédie.

Avec leurs révélations de documents diplomatiques et militaires, Julian Assange, Edward Snowden et Chelsea Manning ont lancé une guerre contre le secret d’État et les pratiques de surveillance. Pour le philosophe Geoffroy de Lagasnerie, ils font plus que cela : ils vont jusqu’à déstabiliser nos cadres d’analyse de l’action subversive. Dans L’Art de la révolte, Geoffroy de Lagasnerie analyse pourquoi le fondateur de WikiLeaks et les deux sources révélant des documents classifiés permettent de débloquer nos imaginaires politiques.

Les États-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres États ont entamé à Genève des négociations sur le commerce des services.

Signe particulier: ces tractations devaient restées secrètes pendant cinq ans.

WikiLeaks a réussi à lever en partie le voile sur leur contenu

Edward J. Snowden – Itinéraire d’un jeune hacker pressé. Agé de 30 ans, cet ancien employé de la CIA et consultant pour le compte de la NSA a décidé de dénoncer les abus de la très puissante Agence nationale de sécurité américaine.