Au nom de la « guerre »

François Hollande veut inscrire dans le droit des mesures portées jusqu’ici par la droite, voire l’extrême droite. Ce virage sécuritaire, qu’il justifie par les circonstances, rencontre encore peu d’opposition.

Un avion qui s’écrase avec trois cents personnes à bord, c’est toujours une tragédie.

Les circonstances particulières de cette catastrophe en augmentent le caractère dramatique puisqu’il ne s’agit plus d’un « accident » mais d’un « dégât collatéral » de la guerre qui secoue l’est de l’Ukraine.

L’espace de quelques heures, les rues des villes et des bourgs de la bande de Gaza ont retrouvé leur agitation habituelle. Profitant d’une trêve humanitaire proposée par l’ONU et acceptée par Israël aussi bien que par la résistance palestinienne, les habitants sont sortis dans les rues et la plupart des commerçants ont rouvert leur échoppe.

Devant les distributeurs d’argent et banque c’était la cohue pour retirer quelques billets et, enfin, faire des achats permettant de fêter un peu plus dignement le mois sacrédu ramadan. « Nous sommes venus pour être payés », expliquait Zakaria Ahmed, qui remercie Dieu pour l’accalmie. « Nous espérons que L’Egypte permettra un cessez-le-feu durable, que les morts cesseront et que les points de passage rouvriront. » Abou Youcef, un commerçant qui propose des objets touristiques, a retrouvé son entrain. Le voilà qui déplie des drapeaux palestiniens, propose des broderies traditionnelles. Pas d’illusions pour autant.

Quel avenir pour une Palestine « État observateur » au sein des Nations unies ?

La Palestine accède au statut d’Etat observateur non membre à l’ONU. S’agissait-il d’un vote historique pour la Palestine ?

Il s’agit en effet d’un vote historique et il a été considéré comme tel, tant au sein de l’ONU que par les Palestiniens.