Citation de Jean Jaurès (Extraits) 1903
Il n’y a pas de certitude toute faite en histoire. Je sais combien sont nombreux encore aux jointures des nations les points malades d’où peut naître soudain une passagère inflammation générale. Mais je sais aussi qu’il y a vers la paix des tendances si fortes, si profondes, si essentielles, qu’il dépend de vous, par une volonté consciente délibérée, infatigable, de systématiser ces tendances et de réaliser enfin le paradoxe de la grande paix humaine, comme vos pères ont réalisé le paradoxe de la grande liberté républicaine. Œuvre difficile, mais non plus œuvre impossible…
Les milles jours de l’agression guerrière de la Russie contre le peuple Ukrainien semble faire franchir une inquiétante et dangereuse marche supplémentaire dans l’escalade guerrière.
Avant de se retirer de la maison blanche, Le président Biden sur le départ vient d’ajouter deux traces noires à son bilan pourtant rejeté par une majorité de sympathisants démocrate : la décision de la cour pénale internationale de lancer un mandat d’arrêt contre Netanyahou pour crime de guerre et de crime contre L’humanité alors que pèse une présomption de « crime de génocide » contre les populations de Gaza le met en furie. Il confirme ici avec éclat, s’il en était besoin sa complicité avec les droites extrême et extrême droite fascisante Israélienne. De leur côté, les collaborateurs de Trump n’hésitent pas à proclamer qu’ils « s’attaqueront aux tribunaux chargés de rendre la justice internationale ».
Alors que le président Ukrainien a, dans la dernière période, plusieurs fois parlé de négociations pour faire taire les armes sur le sol de son pays, Biden a autorisé l’Ukraine à utiliser des missiles américains ATACMS, pour atteindre la Russie « en profondeur ». L’attaque contre une installation militaire dans la région russe de Briansk, a reçu l’autorisation de Washington.
En réaction les autorités Russes ont utilisé un nouveau missile balistique à moyenne portée inconnu jusque-là. Ce type de missile est conçu pour transporter l’arme nucléaire.
Et, dans le même temps, le président Russe dévoilait sa nouvelle doctrine d’utilisation de l’arme nucléaire précisant : « À partir du moment où [ces missiles ont été tirés sur la Russie], et comme nous l’avions souligné à maintes reprises [au préalable], le conflit provoqué par l’Occident en Ukraine a pris les éléments d’un [conflit] à caractère mondial ».
Nous assistons bien depuis quelques jours à une nouvelle et dangereuse escalade qui peut selon le président Russe prendre un « caractère mondial.
Il est curieux que tout ceci soit si banalisé dans nos pays avec de grands médias s’alignant sur la doctrine de guerre macroniste. Par-delà toutes les frontières, c’est aux peuples de faire entendre les plurielles voix de la désescalade, d’ouverture de négociation en vue d’un traité de paix et d’un mécanisme de garantie de sécurité pour l’Ukraine et la Russie et tout le continent européen. Pas de désintérêt. Pas de banalisation. (le 21/11/2024).
La lettre du 23/11/2024. Patrick Le Hyaric. Lecture libre
Le fait que la Russie utilise des missiles hypersonique très chers à la place de missiles soniques traditionnels montre simplement que soient les russes jettent l’argent par la fenêtre soit qu’ils manquent de missiles soniques. Le résultat militaire de cette utilisation est plutôt médiocre (dégâts peu importants) avec en plus le risque que les américains analysent les débris.
C’est donc plutôt un signe de faiblesse que Poutine a maquillé par un discours guerrier.
Mais les ukrainiens sont au bout du rouleau et les européens en crise financière, en partie à cause de l’énergie, ne veulent pas se priver pour aider plus l’Ukraine. Zelensky sait que c’est la fin, il a malheureusement trop attendu pour négocier, suivant les mauvais conseils de Macron et Johnson, et maintenant que Poutine sait que l’Ukraine est au bout du rouleau, il veut mettre l’Ukraine à genoux.
La politique, c’est savoir jauger ses forces, et ni Zelenski ni Bojo ni Macron ne l’ont su, quant aux USA, ils ont forcé l’UE à acheter son gaz 10 fois plus cher, ça couvre leurs frais, et ils ont affaibli la Russie.
Donc les couillons ce sont les ukrainiens et les dindons les européens.
Pour ma part, je considère que cette guerre entre l’Ukraine, fer de lance de la politique américaine contre la Russie, a commencé en 2014. Peut-être bien avant. Les accords de Minsk II signés, le 12 février 2015 en la présence de M Hollande et Mme Merkel, n’ont pas garanti la paix. Depuis l’engrenage de la guerre, en Europe, est mis en mouvement. Cette guerre est devenu un champ de bataille dans lequel on teste les armes, on analyse les forces en présence, on prépare les coups suivants dans un jeu de stratégie géopolitique dont les peuples sont destinés à être sacrifiés.
L’ensemble de la classe politique, particulièrement française, s’agite et consent à cautionner les décisions à portée militaires, financières, diplomatique de M.Macron, Président de la république.
M. Jean-Noël Parrot, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, lors d’un entretien le 12 novembre 2024 sur France 24 et Radio France, semble prêt à franchir les dernières prudences pour s’associer aux propositions les plus guerrières dans ce conflit. Des propos de même nature sont tenus ces derniers jours.
La guerre va nous avaler sans que nos représentants légitimes au Parlement n’ont en rien à connaître ? De quelle légitimité se drapent ces va-t-en guerre ?
Va-t-on décréter la conscription des Citoyennes et Citoyens dans les mois à venir ? Ce service militaire obligatoire a été abandonné, il y a plus de quinze ans. En termes d’organisation, de capacités militaires, d’encadrement, de matériels, de fabrications des armes, j’ai quelques doutes concernant nos forces morales, militaires, industrielles à mettre en action .
Lors d’une allocution télévisée, le 28 mai en 1996, M.Chirac, Président de la République a décidé d’y mettre fin dans les mois qui suivirent cette décision. Une professionnalisation des armées a été mis en place.
Qui veut mourir pour l’Ukraine ? Avec consentement ou sans consentement ? Comme pour les retraites ?
A moins qu’il soit indispensable de créer une peur de plus ?
RBLAPLUME
« Il y a des menaces de paix, mais nous ne sommes pas prêts. » Tristan Bernard