Accord UE-Mercosur

Pour le compte de l’UE, la présidente de la Commission européenne a annoncé vendredi 6 décembre 2024, depuis Montevideo (en Uruguay), avoir conclu les « négociations en vue d’un accord » de libre-échange entre l’Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).

C’est la première décision majeure – et déjà très controversée – prise par la conservatrice allemande pour son second mandat à la tête de la Commission qui a démarré le 1ᵉʳ décembre.

Malgré les désaccords – notamment celui de la France -, les mouvements sociaux qui se sont multipliés et les alertes des militants qui luttent contre le dérèglement climatique, Ursula von der Leyen persiste. La présidente de la Commission européenne a annoncé, ce vendredi 6 décembre, avoir « conclu les négociations » pour l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur (Paraguay, Uruguay, Brésil, Argentine et Bolivie).

« Cet accord est une victoire pour l’Europe, 60 000 entreprises exportent vers le Mercosur aujourd’hui, a-t-elle appuyé, de Montevideo, où se sont réunis les pays membres de l’alliance sud-américaine. À nos agriculteurs, nous vous avons entendu. Cet accord comprend des mesures claires pour préserver vos revenus. »

Le traité de libre-échange prévoit par exemple que 99 000 tonnes de bœuf et 180 000 tonnes de volaille sud-américaines soient importées sur le continent européen. Le tout à des tarifs préférentiels, alors que l’accord prévoit que 82 % des importations seront exemptées de droits de douane.

Loin de l’image que la présidente de la Commission européenne tente d’imposer, cette décision vient mettre à mal l’unité européenne. Car l’accord en l’état a été rejeté par les autorités françaises et lors d’un vote des parlementaires. Emmanuel Macron avait pourtant lors d’un appel téléphonique, jeudi 5 décembre, « redit » à Ursula von der Leyen que le projet d’accord commercial était actuellement « inacceptable », a affirmé l’Élysée.

Plusieurs opposants au Mercosur estiment d‘ailleurs qu’Ursula von der Leyen profite de la chute du gouvernement de Michel Barnier et de l’instabilité politique en France pour imposer ce traité de libre-échange tant décrié.

Outre l’Hexagone, le premier ministre polonais, Donald Tusk, avait affirmé, fin novembre, qu’il n’accepterait pas le projet « sous cette forme ». L’Italie gouvernée par la première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni avait, elle aussi, rejoint le front du refus, jeudi 5 décembre : « Les conditions ne sont pas réunies pour souscrire au texte actuel. » L’Autriche et les Pays-Bas ont, enfin, également dévoilé des réticences sur cet accord commercial entre des puissances européennes et sud-américaines.

« Cette décision de la présidente de la Commission contourne le non de la France et les réserves de nombreux pays européens risque d’ouvrir une crise politique majeure au sein de l’Union européenne, a condamné le Collectif national Stop CETA-Mercosur.


Article composé à partir de plusieurs médias.


2 réflexions sur “Accord UE-Mercosur

  1. bernarddominik 07/12/2024 / 12h12

    Von der Leyen une fois encore ne défend que les intérêt allemands. Celà dit le mercosur est peut-être une bonne opportunité pour nos exportations, en agriculture seul l’élevage sera concurrencé, volailles ovins bovins. A voir secteur par secteur

    • Libres jugements 07/12/2024 / 15h50

      J’ai beaucoup de mal à comprendre ta position Bernard. Après Que la France est perdue ses industries, ses aciéries, sa recherche dans tous les domaines, une grande partie de l’innovation technique et technologique, demain les constructions automobiles, sans oublier la robotique à tous les échelons; avec le Mercosur nous allons perdre une grande partie des Agriculteurs.
      Le problème advient avec la pénurie d’employeurs et d’emplois en France. Certes il y aura des produits de plus en plus bon marché mais qui pourra se les procurer s’il n’y a plus de salaire décent ?

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