La date semblait gravée dans le marbre : à partir de 2035, il ne serait plus autorisé de vendre en Europe des voitures neuves à moteur thermique.
C’était une mesure forte du Pacte vert (Green deal) de lutte contre le réchauffement climatique adopté par l’Union européenne en 2019, et confirmé par un vote des États à un Conseil européen en mars 2023. Sauf que…
La surprise du Vert
Lundi [23/09/2024], le ministre allemand de l’Économie Robert Habeck s’est déclaré en faveur d’une révision du calendrier, pour avancer d’un an à 2025 le réexamen du processus.
Ses arguments : l’état dégradé du marché automibile et la concurrence chinoise sur les véhicules à moteur électrique, qui rendent plus difficile et périlleuse pour les emplois une transition de cette ampleur.
La concession apparaît très limitée. Elle prend toute sa dimension quand on précise que Robert Habeck est du parti des Grünen, les écologistes allemands piliers du Pacte vert européen. D’autant qu’elle suit des déclarations beaucoup plus fermes venues d’Italie, autre grand pays automobile : Adolfo Urso, son ministre des Entreprises et du Made in Italy, fera ce mercredi au conseil européen une proposition formelle d’anticipation de la date de réexamen du processus à 2025.
Mais lui va plus loin, évoquant déjà « l’allongement de la durée de vie des moteurs à combustion au-delà de 2035 ». L’initiative a en fait démarré à l’Association des constructeurs européens (ACEA). « Basculer en douze ans de 10 % de parts de marché pour les véhicules électriques à 100 %, c’est vraiment très compliqué », expliquait récemment le patron de Renault Luca de Meo. « Nous avons besoin d’un peu plus de souplesse dans le calendrier. »
Une nouvelle Commission
La date de 2035 va-t-elle sauter ?
La Commission européenne sortante a dit non, la semaine dernière.
Mais la nouvelle Commission, issue des élections de juin, est beaucoup moins « verte ». Elle est dominée par la droite, en particulier la CDU allemande dont le chef Friedrich Merz s’est prononcé contre l’interdiction du moteur thermique.
Et la France ?
L’entourage de la nouvelle ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher n’a pas souhaité mardi révéler quelle sera sa position. Le fait est que le groupe Renew, filiale européenne de son parti Ensemble pour la République, avait voté à Strasbourg pour l’interdiction en 2035. Mais les eurodéputés Les Républicains, le parti de Michel Barnier, avaient voté contre.
Un arbitrage de plus à rendre pour le Premier ministre.
Francis Brochet le Dauphiné Libéré. 25/09/2024
Un avis personnel… qui comme d’habitude ne regarde que son auteur.
Les voitures électriques équipées de batteries lithium ont actuellement et seulement pour certaines d’entre elles le maximum d’autonomie de plus au moins 700 km. Cela veut dire que pour traverser la France il faut au minimum recharger une fois, voire deux, avec des temps d’attente de l’ordre d’une heure et demie à deux heures.
La conclusion est simple les véhicules électriques ne sont pas faits pour les longues distances et quid des cars, camions, camionnettes, inter-régions, longues distances, internationales.
Ainsi le véhicule électrique se contentera d’être apprécié dans un trafic dans les cités ou inter cités de proximité.
Autre point qui n’est pas négligeable, l’argument écologique. Si on se réfère à certaines études récentes, il se trouve que compte tenu des conditions d’exploitation du lithium, compte tenu de la durée des batteries, leurs couts pour les changer et pour le moment l’impossibilité de recycler les batteries automobiles des véhicules électriques, que les derniers véhicules thermiques produits sont moins polluants que les véhicules électriques ! Cherchons l’erreur.
Il ne peut y avoir de conclusion à cette affaire d’interdiction de ne plus vendre de véhicules thermiques à date du… aux profits des véhicules électriques dans les conditions actuelles de la technologie.
Dans le même temps les États ne pourront se permettre l’interdiction à des véhicules thermiques d’un parc automobile très vieillissant, de rouler compte tenu des difficultés pour joindre les deux bouts de bon nombre de couples, incapables de s’acheter un véhicule électrique au prix où ils sont proposés et rappelons-le, ce type de véhicule devant automatiquement être réparés dans des garages spécialisés.
MC
Un autre problème posé par les voitures électriques : comment les habitants des centre ville et des énormes cités où il y a des centaines d’appartements vont ils recharger leur véhicules électriques? Équiper les centre ville en bornes suffisantes est utopique. Quant aux cités les bornes seront rapidement vandalisées.
Notre copropriété qui compte 49 logements et un peu plus de 50 emplacements de parking, vient de procéder à l’aménagement et à l’installation du futur réseau de bornes de rechargement, attendu que les frais de l’installation individuelle de chaque borne à chaque emplacement et le réglement des charges induites incomberont à chaque propriétaire concerné, et demandeur.
Il est probable qu’il y aura un verrouillage des bornes en l’absence des propriétaires… pour éviter tout malentendu…. par sécurité…
Discussion et information sur les prix lors de la prochaine AG d’octobre.. l’installation générale a été prise en charge globalement…et déjà répercutée dans les quittances..
Merci Danielle, pour ces infos. Amitiés. Michel
Cher Bernard, j’ai vu à Chatillon (92) des accès de rechargements, sur des emplacements de parking payant.., à proximité du cimetière et d’une chambre mortuaire…et à proximité de la mairie et du cimetière de ma ville de résidence… les polices municipales veillent…