Délaissé par Macron et en perte de vitesse en Afrique, ce fervent catholique libéral use de son empire médiatique, en pleine expansion, comme d’un puissant vecteur idéologique et politique.

Cette décision est restée quelques semaines sous les radars (avant d’arriver aux oreilles (internes) du « Canard »). Le 12 avril 2021, la Cour de cassation a rejeté le recours du Parquet national financier (PNF) : une obligeante opération censée sortir Vincent Bolloré d’un mauvais pas judiciaire dans ses affaires portuaires au Togo. Et, à l’arrivée, une double claque pour le patron de Vivendi.

Avec ces achats Bolloré (tout comme ses acolytes Arnault, Niel, Drahi, etc.) entendraient non seulement faire main basse sur l’édition mais aussi sur l’information et sa diffusion … Autrement dit : entendraient diriger la pensée des français … fort heureusement il reste quelques éditeurs hors de leurs prégnances permettant de percevoir d’autres versions des événements et interviews divers. MC

Cela pourrait être une fable de La Fontaine.

Un certain nombre de médias dont « les grandes gueules » sur RMC, et sa sœur télé – BFMTV entrainant dans son sillage LCI, surfent sur une vague contestataire anarco-droitière de l’information, qui en dehors de leurs rôles de destructrices, analyses à leur sauce et ne proposent qu’une vision négative des faits. L’info diverse, ainsi déstructurées, sert la cause du gouvernement. MC

« Je souhaite laisser ma place aux jeunes », s’était-il justifié quelques jours plus tôt, en annonçant démissionner de ses fonctions de président des conseils de surveillance de Canal Plus et Vivendi. Vincent Bolloré était-il au courant de la garde à vue qui l’attendait ? […]

La réorganisation de la chaine d’info du groupe Canal+ n’affiche pas d’ambitions autres que de faire des économies. Avec de telles têtes d’affiche : Elkabbach et Poivre d’Arvor il n’y a pas à craindre de révolution culturelle ni d’infos qui ne seraient pas dans la droite ligne des volontés autocratiques de M Vincent Bolloré.  -MC

Ils ont été sollicités pour financer les campagnes des principaux candidats à la primaire de la droite et du centre. Beaucoup ont versé leur écot mais, prudents, ils sont restés discrets jusqu’au bout. Les chefs d’entreprise plébiscitent le programme de François Fillon, mais, au vu des sondages, ils se résignent à Alain Juppé. Les uns pour « jouer gagnant », les autres pour faire barrage à Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’État clive autant au sein du monde patronal que chez les Français.

Les bonnes feuilles en exclu: Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts démontent l’empire Bolloré

Purges, coups bas et censure : dans L’Empire – Comment Vincent Bolloré a mangé Canal+, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, cofondateurs du site Les Jours, racontent la liquidation de Canal par l’ogre Vivendi. Nous en publions en avant-première le dernier chapitre.