Pendant de nombreuses années, Alain Minc a été l’un des symboles du capitalisme de connivence à la française. Éminence grise d’abord d’Édouard Balladur, du temps où il était premier ministre, puis de Nicolas Sarkozy, du temps où il était le chef de l’État ; conseiller occulte de quelques très grandes fortunes ; président du conseil de surveillance du Monde ; essayiste prolifique : il a longtemps joué les entremetteurs du capitalisme parisien.

… quelques îlots résistent …

Interrogée sur l’irruption fracassante de MM. Vincent Bolloré et Patrick Drahi dans l’univers des médias français, Mme Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication, a eu une réponse apaisée : « Un mouvement de concentration dans les médias peut être bénéfique s’il permet d’accompagner la transition des modèles liés aux nouveaux usages numériques. …

Les tentatives de rupture avec les politiques néolibérales se multiplient. Après l’espérance grecque, l’élection imprévue de M. Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, demain peut-être le réveil de l’Espagne… Ces essais ne sont pas toujours transformés, on l’a mesuré à Athènes en juillet dernier. Mais quelques-uns des obstacles sont dorénavant bien identifiés : les marchés financiers, les entreprises multinationales, les agences de notation, l’Eurogroupe, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE), la politique monétariste allemande et ses caudataires sociaux-libéraux.

La direction de Canal + a décidé de ne pas poursuivre la procédure de licenciement contre le journaliste Jean- Baptiste Rivoire, rédacteur-en-chef adjoint du magazine Spécial Investigation. Convoqué lundi 19 octobre par la direction des ressources humaines de la chaîne, M. Rivoire, assisté du délégué syndical CGT, s’est vu remettre une lettre en mains propres dans laquelle il est informé que Canal+ ne poursuivra pas la procédure initiée à son encontre le 9 octobre.

Vincent Bolloré (Patron entre autre de Canal+) n’aime pas qu’on mette le nez dans ses petites affaires. Pour avoir enquêté sur la politique d’expansion de l’industriel français en Afrique, le site d’information Basta ! est visé par une nouvelle procédure en diffamation.

… comment Bolloré a imposé sa loi.

Canal+ doit être intégré à la stratégie globale de Vivendi. Telle est la conviction de Vincent Bolloré qui, à grand renfort de purges, de coups bas et de censures éditoriales, normalise l’image de la chaîne. Un polar médiatique saignant.

Vincent Bolloré met Canal + au niveau de TF1, il va faire d’une chaîne qui était créatrices, amenant d’autres formes de reportage, des irrévérences, capable d’innover dans tous les domaines, une chaîne ou seul le fric et des émissions de basses cultures, des débats orchestrés a la gloire des possédants, auront droit de cité. C’est étonnant cette politique commerciale lorsque l’on sait ce qu’il advient de TF1 une chaîne en perte de vitesse, de moins en moins regardée au profit des ARTE et certaines chaines de la TNT offrant des émissions de qualités entre autres. Pour ma part sur Canal, je ne regarde plus que le sport pour ne pas donner mes sous a une chaîne du Quatar. MC

Outre ses activités chez Vivendi et le groupe Canal + dans lequel il tente de peser sur la ligne éditoriale, Vincent Bolloré a constitué sa fortune dans les activités portuaires en Afrique avec le groupe « Bolloré Africa Logistics » et, depuis quelques années, dans l’exploitation à grande échelle des terres agricoles en Afrique et en Asie  via le groupe  Socfin.

Dans un entretien au Figaro, Maxime Saada, le nouveau directeur général de la chaîne, a levé le suspense sur la nouvelle programmation de Canal Plus.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne fera pas que des heureux.

Trente ans après sa création, Canal+ reste une chaîne pas comme les autres. La semaine dernière, pendant deux jours, la perspective de voir son émission satirique emblématique,  » Les Guignols de l’info « , quitter l’antenne a provoqué une tempête de réactions, jusque dans le monde politique, pourtant victime de prédilection des célèbres marionnettes.

Un dossier trouvé dans l’Hebdomadaire Politis N°1281, 12/18 Dec 2013 a attiré notre attention, il est signé par plusieurs journalistes, Denis Sieffert, Jean-Claude Renard, Patrick Piro, Véronique Descloitres , en voici des extraits. MC

Journaux gratuits : L’information low cost

Quelle idéologie véhiculent des journaux entièrement voués à la publicité ? Quelles habitudes de lecture produisent-ils ? Nous avons posé ces questions à un historien des médias, à des étudiants lecteurs de gratuits et au directeur de la rédaction de l’un de ces titres.

Dans nos villes, les transports en commun connaissent cinq catégories de voyageurs : ceux qui lisent un livre (minoritaires), ceux qui ont le regard dans le vague, ceux qui psalmodient au rythme de la musique que déverse leur baladeur, ceux qui pianotent sur leur Smartphone et ceux qui lisent un bon vieux journal en papier. (…) C’est la tribu des lecteurs de journaux qui nous intéresse ici. Menacés d’extinction il y a seulement une dizaine d’années, ils ont repris du poil de la bête.

Denis Sieffert

Depuis mai 2001, 20 % du capital de la Société nouvelle du journal L’ Humanité sont détenus par un groupe d’investisseurs regroupés dans la Société Humanité investissement pluralisme (SHIP) [1], laquelle a apporté 30 millions de francs au capital du journal et est, de ce fait, représentée à son Conseil de surveillance.