Avant d’entamer l’article consacré à un « éventuel amendement » de la loi 1905 sur la séparation de l’église et l’État, posons-nous la question pourquoi cet amendement … et subsidiairement, a qui profite-t-il ?

Cet article est « posté » parce qu’il présente une vision de l’islamophobie ouvrant  à des raisonnements en dehors des abrutissantes versions déversées par des médias – MC

Il y a mille trois cents ans, des musulmans vivaient déjà dans le sud de la France.

Une équipe de chercheurs français a découvert aux environs de Nîmes trois tombes musulmanes datant du VIIe siècle. C’est la plus ancienne preuve de la présence de l’Islam dans l’Hexagone jamais retrouvée.

Amorcé il y a plusieurs décennies, le processus de sécularisation prend de l’ampleur au sein de la société française, à la faveur de l’évolution des mentalités. Une part croissante d’individus, bientôt majoritaire, se définit comme « sans religion », en particulier parmi les jeunes. Mais ils ne forment pas pour autant un groupe homogène.

L’historien Pascal Blanchard réagit, après une promenade le 15 novembre dans Paris avec ses enfants, sur les implications des attentats dans la France contemporaine.

Avertissement. Ce « poste » n’engage que son auteur. Je l’ai sélectionné dans la mesure où il semble correspondre sur l’Europe à un certain état d’esprit de défiance envers les migrants. Cet article pour autant, ne peut présumer de ma position personnelle. MC

Aujourd’hui, j’ai 21 ans, et pour la première fois depuis trois ans, je m’apprête à sortir sans voile… Une décision mûrement réfléchie. J’ai choisi le jour de mon anniversaire, tout est histoire de symbole dans la vie.

Le combat pour l’égalité n’est pas vain !

Le rapport de la France avec ses citoyens musulmans est certainement l’un des défis les plus importants qui se dresse devant nous. Il risque, pour le meilleur ou pour le pire, d’être un enjeu majeur des élections de 2017. Il est essentiel et déterminant, tant pour les équilibres internes de la société française que pour la place de notre pays sur l’échiquier mondial.

De plus en plus, et dans l’ensemble du monde, sur un mode transnational, l’islam devient, parfois illusoirement, la voix des opprimés. Ce n’est qu’au prix de plus de justice dans l’ordre du monde que l’on pourra voir s’apaiser cette question et pas seulement à une échelle nationale. Entretien avec Jocelyne Dakhlia (1)

Rappelons aussi que l’affirmation fausse et mensongère que l’Islam n’était pas présent sur le territoire de la République en 1905 ne repose que sur une lecture révisionniste de l’Histoire.

En 1905, il y avait 3 départements français en Algérie qui regroupaient 10 millions de musulmans, soit le double d’aujourd’hui en France.

L’historienne Annette Wieviorka, spécialiste de la mémoire de la Shoah, analyse la récente poussée d’antisémitisme que montrent les attentats à Paris et à Copenhague.

Pour elle, si la situation n’a rien à voir avec les années 1930, l’étude du passé doit nous permettre de comprendre le présent.

Quel regard portez-vous sur le slogan « Je suis Charlie »?

Riss – Les gens mettent dans le mot « Charlie » des choses qui n’ont sans doute rien à voir avec le journal, qu’ils n’ont d’ailleurs pour certains jamais lu. Il faudrait leur demander ce qu’ils ont projeté. Les lecteurs habituels, en revanche, savaient. Lors de la marche, sur 4 millions, ils devaient être 30.000 à bien connaître Charlie Hebdo. Pour la plupart, c’était peut-être un symbole, à cause de la mort de personnalités aussi populaires que Cabu et Wolinski.

La lutte contre l’obscurantisme et les réseaux sectaires n’est pas, comme le souligne ce matin le premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, « une bataille entre l’Islam et l’Occident. Ce n’est pas une bataille entre musulmans et non-musulmans. »

C’est d’abord une lutte contre les réseaux criminels et mafieux dont il faut démanteler aussi bien les filières de recrutement que de financement et d’armements. C’est ensuite la lutte contre un mouvement sectaire qui se nourrit des errements et des erreurs des politiques extérieures de pays comme la France, engagée dans une coalition militaire sous commandement américain qui porte depuis des décennies la responsabilité de la déstabilisation au Proche et Moyen-Orient.

Les soutiens de ces réseaux sont connus, certains États complaisants, alliés ou membres de l’OTAN, ont favorisé et continuent de favoriser leur développement – la France et l’Europe doivent mettre un terme à cette hypocrisie.

L’INFLUENCE DE LA RELIGION SUR LE STATUT DES FEMMES

La place occupée par la religion dans le champ politique n’a cessé de s’affirmer ces dernières décennies. Certes, les pratiques religieuses ont régressé dans plus d’un pays (notamment en Europe occidentale), mais elles ont tendu à s’amplifier à l’échelle mondiale, en lien direct avec la victoire du modèle néolibéral.

En effet, si la sortie de la guerre froide a suscité davantage d’attention vis-à-vis de la démocratie, des droits humains et des droits des femmes en particulier, on a assisté dans le même temps à un accroissement des inégalités économiques et sociales, qu’il s’agisse des écarts de revenus ou des taux de pauvreté.

La confusion entre islam et islamisme n’a jamais totalement cessé de sévir. Plusieurs spécialistes de l’islam agissent, à différents niveaux, pour sortir des lectures orthodoxes ou tronquées du Coran. Faire triompher de nouvelles interprétations ne peut faire selon eux l’économie d’une réforme.

Si le terme « islamophobie » signifie quelque chose, ce doit être la peur et la haine des musulmans, qui rendent plus difficile à ces derniers de vivre dans des sociétés plurielles et de fonctionner effectivement dans une culture et une économie mondialisées. Mais, selon cette définition, qui sont les pires islamophobes ?

 L’assassinat d’un militant de gauche [Chokri Belaïd] le 6 février dernier a provoqué une vague de colère contre le parti islamiste au pouvoir et un changement de premier ministre. Le nouveau gouvernement [Tunisien] va devoir se consacrer d’urgence au rétablissement de l’ordre public et à la réduction du chômage. (A la suite de cette affreuse affaire, la Tunisie ira-t-elle vers une véritable démocratie? MC)