Contrairement à une idée reçue, le numérique n’a pas plongé l’audiovisuel dans le marasme : le chiffre d’affaires des dix principaux groupes audiovisuels privés européens a bondi de 52 % entre 2010 et 2015.
Captation des données personnelles numériques, bienfait où danger
Lectrices, lecteurs comprendre l’enjeu des récupérations de données numériques et ce qu’elles impliquent dans leurs utilisations et transformations, pourraient vous alarmer a juste raison. Pourtant dans ce lots d’informations « volées a notre insu » certaines pourraient non seulement nous aider à vivre mais « offrent » aussi un confort de vie. Reste à déterminer si cette captation numérique sert les humains « lambda » et à qui elles profitent. MC
Des soins « technologiquement » assistés
Si l’on en croit deux annonces de partenariat récentes, (…) il deviendra de plus en plus difficile dans les années à venir de recevoir des soins sans interagir avec le secteur technologique.
Le « monde obscur » des réseaux sociaux
Les multinationales de l’Internet ont beau discourir sur la libre circulation de l’information, leurs propriétaires utilisent leur influence pour bloquer la moindre intrusion dans leur vie privée. Illustration récente à l’aune du procès intenté par un ancien catcheur contre un site racoleur.
Qui l’eût cru ?
Quelques jours seulement après les débuts de l’actuelle Commission européenne, un grand scandale éclatait, qui augurait très mal des agissements de la nouvelle équipe en matière fiscale.
Ce que la loi sur le numérique va changer
«Plus de libertés, de protection, d’accessibilité pour les utilisateurs» : c’est en ces termes ambitieux que la secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire, présentait ce week-end dans Libération le projet de loi «sur la République numérique» dont elle a lancé, avec Manuel Valls, la phase de consultation publique samedi matin à Matignon.
Pendant trois semaines, le texte est en effet proposé à l’enrichissement par les internautes – une première en France. Nul ne sait ce qui en ressortira, mais la démarche mérite en tout cas d’être suivie de près. Attendu depuis longtemps, et appuyé sur un long travail de concertation, le projet de loi balaie effectivement large. Il entend à la fois accélérer l’ouverture et la circulation des données publiques, et donner aux utilisateurs une plus grande maîtrise de leurs données personnelles, en créant de nouvelles obligations pour les services en ligne. Il définit la «neutralité de l’Internet», autrement dit un principe de non-discrimination dans le traitement du trafic, et promeut l’accès au réseau, via le maintien de la connexion pour les foyers les plus fragiles, comme c’est déjà le cas pour l’eau, l’énergie ou le téléphone. Il introduit aussi la notion de «domaine commun informationnel», ce qui n’a pas été sans débats.
Après la phase actuelle de consultation et de «co-construction», le texte pourrait être adopté à l’automne en Conseil des ministres, et arriver à l’Assemblée nationale début 2016. Libération décrypte ses mesures les plus emblématiques, et ce qu’elles pourraient changer, à l’avenir, pour chacun de nous. Lire la suite