Il convient de féliciter les radios et les télés qui, ce week-end, ont consacré de nombreux reportages aux mouvements de grève chez Carrefour sans même citer l’identité de son actionnaire clé, le richissime propriétaire de LVMH, Bernard Arnault.

La publication d’une enquête du New York Times dénonçant les difficiles conditions de travail des cadres d’Amazon provoque une intense polémique aux Etats-Unis.

Pour lutter contre la fraude, le fisc rejoue à l’infini la scène où le mari de La Dame de Shanghaï (1947) poursuit son épouse dans le palais des glaces imaginé par Orson Welles. A chaque fois qu’il pense l’abattre d’un coup de revolver, c’est un miroir du labyrinthe qui s’effondre ; les amants s’enfuient par une porte dérobée. Les limiers de l’affaire SwissLeaks n’échapperont probablement pas à ce scénario.

Déclenchée à la suite de la soustraction par l’informaticien Hervé Falciani de fichiers appartenant à la HSBC Private Bank (filiale suisse de l’établissement britannique), cette affaire apparaît toutefois inédite par son ampleur: pas moins de cent six mille comptes sur une période allant de 2005 à 2007, épluchés par cent cinquante-quatre journalistes de soixante médias issus de quarante-sept pays. Sur la bande-son, on entend les commentaires et recommandations des relationship managers, ces gestionnaires de fortune au service de la clientèle privée internationale.

Le distributeur en ligne Amazon a invité samedi les lecteurs à prendre parti dans le conflit qui l’oppose à l’éditeur américain Hachette Book Group, filiale du groupe français Lagardère.

  • Amazon, qui se pose en défenseur de prix plus bas pour les livres électroniques, retarde délibérément la livraison des ouvrages d’ Hachette.
  • Dimanche, dans le New York Times, 909 écrivains dont certains très renommés ont dénoncé ces « représailles » qui prennent des auteurs en otages. Le Centre national du livre soutient le combat de l’éditeur.

Au lendemain de la crise des subprimes, juste avant le sommet du G20 de novembre 2009 qui suivit la débâcle du système financier, le président français Nicolas Sarkozy proclamait avec assurance que les paradis fiscaux n’existaient plus puisque tel était son vœu du moment.