Dissolution de « mouvements » … et puis ?

A l’occasion du dîner du Crif, Emmanuel Macron a demandé la dissolution des associations ou groupuscules racistes ou antisémites.

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Valls désavoue l’Observatoire de la laïcité

Manuel Valls a ouvert la boîte de Pandore le 18 janvier. Et pas n’importe où : devant les Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Après s’être longuement exprimé sur les attentats qui ont touché la France l’année dernière, le chef du gouvernement s’en est violemment pris à Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité (ODL), et à son rapporteur général, Nicolas Cadène.

Objet de son ire, la signature d’une tribune intitulée « Nous sommes unis », publiée le 15 novembre dernier dans Libération. -L’Observatoire de la laïcité « doit être clair sur les appels [qu’il] signe : on ne peut pas signer des appels, y compris pour condamner le terrorisme, avec des organisations que je considère comme participant d’un climat nauséabond », a clamé Manuel Valls. Une mise en cause des plus surprenantes, car ce texte appelait à la solidarité et à l’union nationale face à Daech, leitmotiv du gouvernement depuis un an. Et, au bas de cet appel, la signature de Jean-Louis Bianco côtoie aussi bien celle du grand rabbin de France que celle de Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ou du pasteur -Clavairoly, président de la Fédération protestante de France. Comble de l’ironie, figure aussi parmi les signataires Robert Ejnes, directeur exécutif du Crif. Et l’expression « participe à un climat nauséabond » peut donner lieu à toutes les interprétations. On suppose que Manuel Valls pointe du doigt les membres de l’association inter-religieuse Coexister, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), le Collectif des musulmans de France et le rappeur Médine. « La réaction de Valls est l’aveu d’une volonté : il ne recherche pas d’union, s’indigne Michèle Sibony, vice-présidente de l’Union juive française pour la paix (UJFP). Sa pensée, c’est “rassemblons les Français, mais pas tous” ! »

Deuxième colère du Premier ministre, un tweet de Nicolas Cadène. Le 6 janvier, le rapporteur général de l’Observatoire réagit à une déclaration d’Élisabeth Badinter, qui avait appelé à ne « pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe ». « Un travail de -pédagogie de trois ans détruit par une interview », avait déploré Nicolas Cadène. Toujours sous les regards des Amis du Crif, Manuel Valls le rappelle à l’ordre : « Un collaborateur d’un observatoire de la République ne peut pas s’en prendre à une philosophe comme Élisabeth Badinter à partir de ses propos […]. –L’Observatoire est indépendant, mais il y a des lignes qui ont été dépassées et je le rappellerai à chacun. » Manuel Valls avoue partager la « défense intransigeante de la laïcité » de la philosophe et rouvre le vieux conflit d’interprétations.

Laxiste, l’ODL ?

Le sermon du Premier ministre a surpris la majorité des membres de l’Observatoire de la laïcité ainsi que la plupart des associations militant pour le vivre-ensemble, car il contredit la volonté de combattre les amalgames depuis les attentats de janvier.

« Ce n’est pas la première fois qu’on reproche à l’ODL d’être la lie des revendications des islamistes, des terroristes, mais c’est pitoyable, affirme Ismahane Chouder, vice-présidente de la commission Islam & Laïcité. Au lieu d’avoir un débat serein, on arrive à de la diffamation et à des attaques. » Et le statut même de l’Observatoire est remis en cause.

Officialisé par Jean-Marc Ayrault en avril 2013, cet organisme a pour mission d’aider le gouvernement à faire respecter le principe de laïcité en France par le biais d’enquêtes, d’études et de rapports. Mais dans quelle mesure est-il indépendant ? Si, dans le décret de sa création, il est bien mentionné qu’il est « institué auprès du Premier ministre », son président, Jean-Louis Bianco, revendique son autonomie. « Nous sommes administrativement rattachés au Premier ministre, tout comme la Commission nationale de l’informatique et des libertés ou le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, mais nous établissons nous-mêmes notre ordre du jour, les sujets à traiter, et nous émettons les avis que nous souhaitons », répète-t-il inlassablement. Le « recadrage » virulent de Manuel Valls n’aurait donc aucune justification légitime, sinon celle d’asseoir son autorité sur les questions identitaires.

Le coup de sang du Premier ministre a révélé le profond malaise qui persiste entre ceux qui sont favorables à une laïcité plus « ferme » et qui neutralise tout signe d’appartenance religieuse dans l’espace public, et les autres, défenseurs d’une laïcité « ouverte » et apaisée, position assumée par le président de l’ODL.

« Ce n’est pas seulement la ligne de l’Observatoire, c’est avant tout la ligne du droit, du bon sens, la ligne historique de la laïcité », assène Jean-Louis Bianco.


Vanina Delmas – Politis (Extrait) – Source


Article JL Bianco Laicite EN PDF (CLIC)

Un antisémitisme virulent mais marginal

En « postant » cet article je suis presque persuadé recevoir bon nombre de commentaires aux positions divergentes certainement. Qu’importe ce temps présents ou il faut stigmatiser tour a tour tel communauté ou telle autre en les opposants trop souvent. MC
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Communautarisme, instrumentalisme, racisme …

Qui veut la peau de Pascal Boniface ?

Guillaume Weill-Raynal – Media Permalien

Pascal Boniface : antisémite ! A défaut de reposer sur le moindre élément concret, l’ accusation a au moins le mérite de la constance. Comme si la répétition inlassable d’ une assertion sans fondement pouvait combler le vide du dossier d’ un procès en diabolisation instruit depuis plusieurs années.

Voilà en effet bientôt huit ans que le directeur de l’ Iris fait l’ objet de l’accusation récurrente d’antisémitisme. Périodiquement, ressort une nouvelle « affaire Boniface » ; reposant à chaque fois sur des éléments à charge pour le moins ténus. Mais la réputation sulfureuse de l’ intéressé, soigneusement entretenue par tant de « précédents », garantit la permanence du préjugé chez ceux qui ne demandent qu’ à être convaincus d’ avance. Car un petit groupe, obsessionnel et acharné, s’ est, en effet, juré d’ avoir sa peau.

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